Accessibilité Internet : enjeux, défis et obstacles

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Accessibilité Internet : enjeux, défis et obstacles

Message par elle » mar. 08 févr. 11, 2:12

7000$/mois (5154,30 EUR) pour l'internet illimité
Agence France-Presse
Achkhabad


Vous voulez bénéficier de tous les avantages de l'Internet haut débit au Turkménistan? Les télécoms de ce pays d'Asie centrale vous proposent ce service pour 6821,05 dollars par mois, taxe (TVA) comprise.

Le client bénéficiera ainsi d'un débit de 2048 kilobits par seconde (kb/s) sans limite de téléchargements, selon le site internet http://www.online.tm" onclick="window.open(this.href);return false;, le fournisseur d'accès Internet de TurkmenTelekom, le monopole des télécommunications dans ce pays d'Asie centrale.

Pour une vitesse moindre de 1024 kb/s il faudra débourser tout de même 3410,53 dollars. À 64 kilobits par seconde, l'abonnement mensuel ne coûte que 213,16 USD, mais à cette vitesse, il faudra s'armer de patience.

D'autres tarifs s'appliquent si le client est prêt à limiter son trafic. Ainsi, pour une vitesse de 64 kb/s avec un trafic limité à deux gigas, il ne vous en coûtera que 43,12 dollars.

Le Turkménistan, une ex-république soviétique d'Asie centrale, est l'un des pays les plus reclus et autoritaires de la planète.

Jusqu'en 2008, les particuliers ne pouvaient pas faire installer l'internet à leur domicile, et le premier café doté d'ordinateurs reliés au web n'a ouvert ses portes que début 2007.

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Re: 7000$/mois (5154,30 EUR) pour l'internet illimité

Message par dreamer » mar. 08 févr. 11, 6:16

Et avec les signaux de fumée ???
.
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Accessibilité Internet : enjeux, défis et obstacles

Message par elle » mar. 08 févr. 11, 21:43

France: la neutralité du web «au coeur des enjeux»
Agence France-Presse (Paris)
08 février 2011 | 13 h 21


Le ministre de l'Industrie français Éric Besson a affirmé mardi que les fournisseurs d'accès internet devaient «participer» aux dépenses liées «au déploiement» des réseaux, annonçant la création d'un groupe de travail et relançant le débat sur la «neutralité du net».

Si en 1995 on ne comptabilisait que 16 millions d'internautes dans le monde (soit 0,4% de la population), ce chiffre a atteint quelque 2 milliards en 2010.

Le trafic explose aussi avec l'échange croissant de vidéos, très lourdes pour la bande passante. Et les réseaux mobiles, qui jusqu'à présent transportaient voix et texte, doivent à présent gérer des flux d'images et de vidéos émanant des téléphones.

«Certains services très connus, comme Google ou Facebook, occupent une place sans cesse croissante sur les réseaux, fixes et mobiles, sans contribuer d'aucune manière au financement des infrastructures ou de la création», a déclaré le ministre lors des Deuxièmes rencontres parlementaires sur l'économie numérique.

«Ces sociétés sont établies dans des pays étrangers, ne paient aucun impôt en France, et occupent dans le même temps des positions de quasi monopole sur le marché français. Cette situation est inédite dans l'histoire de notre économie», a-t-il déploré.

La «neutralité du net» - soit l'accès égal pour tous aux contenus et aux services disponibles sur le web - «se situe aujourd'hui au coeur de ces enjeux», a résumé Éric Besson, invoquant le «risque de saturation» des réseaux.

«Un absolutisme de la neutralité nuirait au développement des services et se retournerait contre l'objectif qu'il entend poursuivre», a-t-il estimé.

Un groupe de travail sera créé «dans les prochains mois afin de réfléchir aux modalités permettant de faire contribuer les fournisseurs de services internet au déploiement des réseaux et à la création culturelle».

M. Besson indique également qu'il va «doter le régulateur (l'Arcep) dans le cadre de la transposition de la loi "paquet télécom", du pouvoir de fixer un niveau minimum de qualité pour tous les services».

Les opérateurs devront ainsi fournir «une information détaillée sur leurs pratiques de gestion de trafic», mais ils pourront surtout, nouveauté, «garantir une qualité de service minimale pour des services prioritaires, comme la téléphonie sur IP ou la télévision sur IP».

«Le développement exponentiel de ces nouveaux services ne serait pas possible sans cette garantie minimale de qualité», se justifie le ministre.

«La multiplicité d'utilisations d'un réseau unique ne pose pas de difficulté tant qu'il n'y a pas de congestion», mais «le trafic échangé sur internet croit globalement de 50% chaque année et sur les réseaux mobiles en particulier, la pression est très forte avec une croissance annuelle du volume de données échangées de 250%», rappelle Eric Besson.


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Re: Accessibilité Internet : enjeux, défis et obstacles

Message par elle » mar. 08 févr. 11, 21:51

La fibre optique arrive à Cuba, mais pas la liberté de surfer
Agence France-Presse (La Havane)
08 février 2011 | 09 h 30


Avec l'arrivée cette semaine d'un câble de fibre optique du Venezuela, Cuba va multiplier par 3000 sa capacité de connexion à internet, une chimère pour la grande majorité des Cubains, privés d'accès à la toile en pleine cyberguerre entre opposants et autorités.

Symbole politique autant que progrès technique, le câble sous-marin qui devait arriver mardi sur les côtes cubaines, à 1600 km du Venezuela, apporte pourtant un potentiel de développement inédit à Cuba, où toutes les liaisons internet, passant par satellite, sont lentes et chères.

Seul un Cubain sur dix est un internaute, selon les chiffres officiels.

Le câble n'est pas une «baguette magique» et il faudra encore beaucoup investir dans les infrastructures pour ouvrir l'accès internet aux Cubains, a expliqué lundi le vice-ministre de l'Informatique, José Luis Perdomo.

Il n'y a «aucun obstacle politique» à cette ouverture, a-t-il souligné en concluant que pour le moment cet accès à la toile restera réservé à un «usage social» : institutions, universités et certaines professions tels que médecins ou journalistes.

«Notre priorité est de poursuivre la création de centres d'accès collectifs et de renforcer les connexions des centres de recherche scientifiques, universitaires et médicaux», soulignait la semaine dernière le vice-ministre.

Hors cet «usage social», l'accès au courrier électronique est possible dans quelques cybercafés d'État des grandes villes du pays, pour un coût d'environ 2 dollars l'heure.

Les grands hôtels offrent également un accès internet à leurs clients, généralement étrangers, au prix de 7 dollars de l'heure. Totalement dissuasif dans un pays où le salaire moyen d'un employé est de l'ordre de 27 dollars par mois.

Pourtant, quelques blogueurs et autres dissidents s'efforcent de contourner ces difficultés, en faisant actualiser depuis l'étranger leurs sites.

Les autorités cubaines sont très sensibles aux tentatives de «subversion» orchestrées selon elles depuis les États-Unis via les sites sociaux comme Facebook ou Twitter.

Depuis une semaine, une vidéo de près d'une heure circule sur la toile (vimeo.com/19402730) où un expert cubain non identifié détaille devant un parterre de responsables présumés du ministère de l'Intérieur comment «l'ennemi» américain soutient la «cyberdissidence» contre Cuba.

«Il est en train de se constituer un réseau de mercenaires virtuels qui ne sont pas les contre-révolutionnaires traditionnels», affirme l'expert en citant en exemple la bloggeuse Yoani Sanchez, très critique à l'égard du gouvernement cubain sur son blogue «Generacion Y».

Dans un premier temps, beaucoup de Cubains espèrent que si l'accès reste limité, au moins les prix puissent baisser.

«Puisqu'on passe d'une liaison satellite lente et chère à une liaison par câble, il serait bien que les prix baissent, car tous les Cubains ne peuvent pas se le permettre», expliquait à l'AFP Yenier Garcia, un ouvrier de 36 ans qui faisait la queue lundi devant un cybercafé de La Havane pour envoyer un courriel à un ami en Suisse.

Mais la bloggeuse Yaoni Sanchez a déjà des doutes : «les fibres de ce câble sont déjà marquées du nom de leur propriétaire et de son idéologie», écrit-elle sur son blogue : «cette connexion sous-marine me paraît plus destinée à nous contrôler qu'à nous relier au reste du monde».

Pourtant, avec ce lien par fibre optique, «il sera plus difficile de nous convaincre que nous ne pouvons pas avoir YouTube, Facebook, Gmail au bout des doigts», souligne la blogueuse en prédisant que «personne n'empêchera que nous employions ce câble pour faire quelque chose de bien différent des projets de ceux qui l'ont acheté».


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