[DOSSIER] OGM

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Opaline
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Messagepar Opaline » mer. 01 août 07, 8:46

«Le maïs ne poussait pas»
Un agriculteur accuse ses voisins d’avoir contaminé ses champs :
Par LAURE ESPIEU


Du maïs, Bernard Pouey en a toujours fait. «Pour nourrir le bétail.» A Saint-Dos, petite bourgade du Béarn de 140 habitants, nichée au pied des Pyrénées, c’est même une culture traditionnelle. Pourtant, face à l’état de son champ, Bernard Pouey est allé porter plainte vendredi. Persuadé d’avoir été victime de sabotage. D’un complot des voisins.

Test. Converti au bio depuis sept ans, l’agriculteur a observé avec inquiétude l’avancée des OGM. A la période des semis, il est convaincu que toutes les parcelles environnantes sont passées transgéniques. Du coup, il décide de participer à une expérimentation pour tenter de déterminer le risque de contamination. Avec l’aide d’associations, et le soutien financier du conseil régional, il sème diverses variétés de maïs, et mène un suivi sur la nature des pollens et les interactions avec son champ. «L’idée était de tester si on restait ou non dans le seuil des 0,9 % de contamination maximum, censé être garantis par les distances de sécurité réglementaires», explique Patrick de Koscho, responsable du test. Sauf qu’au bout de après quelques semaines Bernard Pouey détecte un problème. «Le maïs ne poussait pas. Arrivé à sept ou huit feuilles, il restait nain, ne dépassait pas 20 cm, et devenait jaune.»
Ce qui l’alerte, c’est que même les mauvaises herbes dépérissent. Pire, les deux parcelles expérimentales, distantes de 800 m, sont touchées. «Ils ont fait quelque chose», répète-t-il. L’organisme certificateur bio et les assurances sont saisis, pour procéder à des analyses. Les résultats se font encore attendre, mais lui suspecte une attaque chimique, avec ralentisseurs de croissance. «Comme ça, mon maïs va fleurir quinze jours après tout le monde, ou pas du tout, et il ne sera plus question de contamination.» Robert Claverie, le maire, essaye de calmer les esprits : «Sa parcelle n’a pas été semée dans les meilleures conditions. Il y avait la pluie, le terrain était froid.» Surtout, il veut croire que l’expérimentation était infondée, que les producteurs d’OGM auraient eu la courtoisie de prévenir l’agriculteur. Et c’est le nœud du problème.

Gênant. L’administration classe confidentiel la localisation de ces cultures. Quant aux voisins, aucun ne s’avance sur la nature exacte de son maïs. «Chacun est libre de faire ce qu’il veut chez lui, tant qu’il respecte les lois et les décrets», élude l’un d’eux. Un autre reconnaît que «tout est possible». «Les parcelles OGM, on sait où elles sont, glisse-t-il. Après, il se peut que des gens aient fraudé, en ne se déclarant pas aux autorités, ou en respectant mal les distances de sécurité.» Dans ce cas, le champ test de Pouey devenait gênant. Les cultures voisines, en revanche, témoignent d’une vitalité remarquable.



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Lorelei
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Messagepar Lorelei » mer. 09 janv. 08, 22:25

Maïs OGM : la Haute Autorité fait état de "doutes sérieux"

France Info - 9 janvier 2008 - 21:14

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Le MON 810, le seul maïs transgénique cultivé en France, a un "impact négatif sur la faune et la flore", selon le rapport remis aujourd’hui par la commission. Ce qui devrait pousser le gouvernement à activer la clause de sauvergarde qui interdira provisoirement la culture du Mon 810.

Lors de sa conférence de presse hier, Nicolas Sarkozy avait promis de recourir à la clause de sauvegarde pour suspendre la culture du Mon 810 en France, "en cas de doute sérieux".

Et c’est par ce terme, très exactement, que le président de la Haute Autorité provisoire sur les OGM, a présenté ses conclusions à Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie : Jean-Louis Le Grand parle de "doute sérieux" sur l’usage de ce maïs transgénique, le seul cultivé à des fins commerciales en France.

Dans son rapport, la Haute Autorité fait ainsi état de risques scientifiques nouveaux, comme "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de km —alors que les précédentes études portaient sur plusieurs dizaines et centaines de mètres—". Ou encore l’imp
"On reconnait le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite les animaux" Gandhi

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Messagepar Opaline » mer. 02 avr. 08, 7:41

Des traces d'OGM dans du maïs bio: les agriculteurs portent plainte


NIORT (AFP)
- Deux agriculteurs ont décidé de porter plainte devant le tribunal administratif de Poitiers contre l'Etat pour "dénoncer la contamination" de leur champ bio "par du maïs OGM", ont-ils annoncé mardi lors d'une conférence de presse à Villiers-en-Plaine (Deux-Sèvres).

Le maïs contaminé se trouve sur une parcelle d'un hectare à Echiré (Deux-Sèvres) appartenant à Christian Veillat et à son fils Julien et située à plus de 25 km de la première parcelle de maïs OGM officiellement cultivée dans le secteur.

"Soit la polennisation se porte plus loin que 25 km et cela démontre un risque réel ou alors il y a dans ce secteur des agriculteurs qui ont développé des OGM sans les déclarer"
, a déclaré Serge Morin, vice-président de la région Poitou-Charentes, devant la presse.

"C'est la preuve que les organismes génétiquement modifiés sont incontrôlables", a ajouté Julien Veillat, qui estime le préjudice à 1.200 euros. Destinée à la consommation humaine, la production de maïs bio a été en effet déclassée et orientée vers la production conventionnelle pour l'alimentation du bétail.

L'analyse avant récolte a décelé la présence d'OGM issu du maïs Mon810 inférieure à 0,9% et "les contre-expertises ont confirmé le premier résultat", selon Julien Veillat.

La coopérative de tutelle, la Coopérative régionale d'agriculture biologique (CORAB), a décidé de se constituer partie civile tout comme le Conseil régional de Poitou-Charentes.

"Nous voulons que les responsables soient condamnés car les agriculteurs ont été pénalisés dans leur travail et nous voulons défendre l'image de l'excellence environnementale de la région", a expliqué M. Morin.

Georges Castiel, médecin et porte-parole du collectif vigilance OGM Poitou-Charentes, a estimé que "cette affaire est un cas concret d'école". "On voit les limites du projet de loi discuté à l'assemblée. Il y a impossibilité de faire coexisté les deux filières", selon lui.

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Messagepar Opaline » mer. 02 avr. 08, 7:43

OGM: le sénateur Legrand dénonce "des intérêts mercantiles" au sein de l'UMP

PARIS (AFP)
- Le sénateur UMP de la Manche Jean-François Legrand dénonce à propos des OGM "des intérêts mercantiles, ripolinés pour les rendre sympathiques" défendus au sein même de l'UMP.

"Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, ripolinés pour les rendre sympathiques (...) la force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale", accuse-t-il dans une interview au quotidien Le Monde, daté de mercredi.

L'Assemblée nationale devait entamer mardi après-midi l'examen du projet de loi sur les OGM.

"Il suffit de comparer les arguments des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto et j'ai refusé de leur parler", insiste celui qui fut président du groupe de travail sur les OGM lors du Grenelle de l'environnement, et président de la Haute autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés.

Le sénateur poursuit sa charge en ajoutant que "la question des OGM est un combat d'arrière-garde, mené par ceux qui pensent encore que l'économie l'emporte sur l'homme: des obscurantistes qui ferment les yeux sur le devenir du monde".

Jean-François Legrand ajoute cependant qu'il "ne renonce pas à faire valoir (son) point de vue au sein de (son) parti" lors de la deuxième lecture du texte devant le Sénat, qui l'avait fortement amendé lors du premier examen.

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Re: Dossier : OGM

Messagepar Opaline » jeu. 05 févr. 09, 18:21

Légitimation et disgrâce des OGM

Retour en force des organismes génétiquement modifiés dans l’actualité. Greenpeace s’indigne de la relance de procédures d’homologation par Bruxelles. De son côté, l’Inde suspend la mise sur le marché d’une aubergine transgénique et la Géorgie se déclare pays sans OGM.

"Les intérêts mercantiles passent avant les craintes légitimes de la population." lâchait Rachel Dujardin à L’Express vendredi dernier. Qu’est-ce qui a bien pu déclencher le courroux de la chargée de campagne OGM de Greenpeace France ? Deux jours plus tôt, elle apprenait que la Commission européenne relançait les procédures d’homologation de deux maïs transgéniques : le BT 11 de la multinationale Syngenta et le BT 1105 du groupe Pioneer-Dow (Voir OGM : nouvel assaut sur l’Europe). Inacceptable pour l’ONG écologiste, qui ne compte pas laisser faire. Rachel Dujardin estime d’ailleurs qu’une telle décision "entraînera une grande mobilisation tant de la part des associations que des consommateurs."

Alors que Bruxelles veut faire entrer le maïs transgénique en Europe, New Delhi bannit un solanacée génétiquement modifié. Le Journal de l’environnement rapporte que "la mise sur le marché de l’aubergine Bt a été suspendue en Inde suite à la révélation d’une étude conduite par le professeur français Gilles-Eric Séralini, concluant à un effet néfaste potentiel pour la santé". Son rapport montre notamment que chez des animaux ayant consommé cet OGM produit par la société Mahyco, partenaire en Inde de la firme américaine Monsanto, "différents paramètres biochimiques (taux de protéines et de sucre dans le sang, appétit, production laitière) sont modifiés par rapport à ceux des animaux contrôles". Il n’y aura donc pas d’aubergine transgénique en Inde, mais le coton OGM de Monsanto continue d’y être cultivé.

La Géorgie, elle, ne veut plus voir l’ombre d’un grain transgénique sur son territoire.
C’est que son président Mikhaïl Saakachvili annonçait à la télévision locale vendredi dernier. "Nous souhaitons que notre production soit pure et écologiquement saine. Je vais charger le gouvernement de faire en sorte que les produits génétiquement modifiés soient interdits en Géorgie comme c’est le cas dans certains pays de l’Europe de l’Est et au sein de la CEI." a-t-il déclaré selon l’agence russe d’information internationale RIA Novosti.

Planète Terra

francky01

Re: Dossier : OGM

Messagepar francky01 » jeu. 22 avr. 10, 20:10

Je signes régulièrement les pétitions émises par Greenpeace contre
les OGM car à mon sens les expériences sur l'impact sur l'environnement
et la santé humaine sont dérisoires.

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Re: Dossier : OGM

Messagepar Arthur » jeu. 22 avr. 10, 20:39

francky01 a écrit :Je signes régulièrement les pétitions émises par Greenpeace contre
les OGM car à mon sens les expériences sur l'impact sur l'environnement
et la santé humaine sont dérisoires.


Itou... et pas que celles émises par Greenpeace... c'est quoi ça à la fin des fins... ces lobbies agro-alimentaires qui ont cette outrecuidance de vouloir nous imposer leur assiette de merde... et qui pour ça n'hésitent pas un seul instant à graisser la patte des politicard(e)s... y compris et surtout les eurocrates... socialos avec.... ben tiens...
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