Ces ballons de légende

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roberto
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Ces ballons de légende

Message par roberto »

Ils sont lancés, tapés, propulsés… en clair : torturés et pourtant ils sont là, toujours vaillants ! Impartiaux, ils assurent tout le long des matchs,

valdinguant sans cesse d’un bout à l’autre du terrain et donnant le meilleur d’eux-mêmes dans toutes les circonstances.

Pas de remplaçants, juste la joie du football sur chacune de leurs faces ! Voilà à quoi se résume la vie de ces ballons de légende.

Mais finalement ! Connaît-on vraiment ces acteurs infatigables à l’origine de nombreuses victoires ?

Bon très bien… un peu d’histoire ne vous fera pas de mal !


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Uruguay 1930

« La victoire ou la mort », voici le programme de la finale Uruguay-Argentine. Les deux pays frontaliers sont de grands rivaux, et chacun a voulu jouer avec son propre ballon – un modèle en cuir, à faces en « T » qu’il fallait découdre pour remplir une vessie d’air. Alors on a tiré à pile ou face : le ballon de l’Argentine fut utilisé pour la première mi-temps, et celui de l’Uruguay pour la seconde. Victoire de l’Uruguay, 4 buts à 2. On ne sait pas si les Argentins sont encore vivants.

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« Allen », France 1938

Toujours en cuir mais équipé d’une valve pour le regonfler à la place de la bonne vieille vessie. Plus besoin de le découdre pour rajouter de l’air. C’est quand même plus simple.

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« Swiss World Champion », Suisse 1954

C’est le premier ballon en couleur, jaune en l’occurrence – un rapport avec la couleur de l’emmental ? Il portera chance à l’Allemagne qui s’imposera cette année là.

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« Crack », Chili 1962
Premier ballon de la coupe du monde à faces hexagonales, il était produit sur place par la société Zamora. Adidas le ré-edite sous le nom de Santiago, mais ce n’est qu’une copie ! Les coutures n’étant pas au point, on ne le réutilisa pas.

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« Telstar », Mexique 1970
Le ballon culte du football c’est lui ! Telstar : la star de la télé. Il reçoit des hexagones noirs sur fond blanc pour qu’on le voit mieux… sur la télé en noir et blanc. Une idée d’Adidas qui depuis a toujours été l’équipementier officiel de la Coupe du Monde, sans interruption.

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« Telstar Durlast », Allemagne 1974
Le même, ou presque : il est fabriqué en Durlast, un revêtement synthétique qui le rend étanche. Avouez que c’est plus pratique pour jouer sous la pluie !

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« Tango », Argentine 1978
Pour la première fois toutes les faces du ballon (il y en a 20) sont identiques. Et avec son dessin en « triades », on a l’illusion qu’il est composé de cercles. Un ballon tellement réussi qu’il sera utilisé pendant 5 éditions (avec une déco légèrement différente à chaque fois, et une technologie toujours plus avancée), jusqu’à la Coupe du Monde 1998 en France.

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« Fevernova », Corée du Sud et Japon 2002
Rupture totale dans la déco avec des triangles inspirés par la culture asiatique. Censé être plus précis, il a surtout été critiqué pour être beaucoup trop léger.
À oublier.
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« +Teamgeist », Allemagne 2006
Teamgesit, l’esprit d’équipe en Allemand, ce qui a du inspirer Zizou au moment de donner son célèbre coup de boule. Ce ballon oublie le découpage en hexagones pour une surface encore plus sphérique, avec 14 panneaux seulement au lieu de 32.

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« Jabulani », Afrique du Sud 2010
Présenté à l’époque comme le ballon le plus rond au monde, il n’est composé que de 8 éléments, soudés thermiquement, et utilise un revêtement censé lui donner un meilleur grip, utile dans la chaleur africaine. Résultat, les trajectoires étaient complètement aléatoires (ça a été prouvé par la NASA, oui, oui), et de nombreux joueurs l’on trouvé tout simplement…nul. C’est sans doute pour ça que l’équipe de France avait fait la grève cette année là…

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« Brazuca », Brésil 2014
Devinez quoi ? Il est encore plus rond que le précédent, et utilise encore moins de panneaux : 6 seulement. On le dit aussi plus rapide, plus léger, et donc tout aussi imprévisible. Alors mieux ou moins bon que le Jabulani ?

By Martin Lamont.

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