Bleu pour langue - Le français, pivot de l'identité québécoi

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nadia
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Bleu pour langue - Le français, pivot de l'identité québécoi

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Bleu pour langue - Le français, pivot de l'identité québécoise
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Des chercheurs voient la langue française comme moteur d’une vision québécoise du monde à la fois collectiviste et égalitariste. La langue serait également porteuse de l’idée de résistance. Ci-dessus, un enfant lors de la marche pour l’indépendance tenue à Montréal hier
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Langue de résistance
Un autre aspect de l'Acte de Québec relié à la langue a façonné l'esprit québécois, estime Diane Vincent, professeure de sociolinguistique à l'Université Laval. «Par cette loi, il y a l'impression que le français a été la langue de survivance, de résistance. Pour les Québécois, cette vision, cette idée qu'on parle français parce qu'il y a eu des gens qui ont voulu qu'on parle français, est très présente.» Cela teinte le discours public, avance-t-elle, par exemple en favorisant ce que certains considèrent comme un repli identitaire collectif, tel que cela a été illustré par la saga du voile intégral.

Dans cette même veine, Marc Chevrier fait remarquer à quel point le français, de langue universelle du XVIIIe et XIXe siècles, a perdu de son lustre international. Le professeur en sciences politiques de l'UQAM cite diverses statistiques. Par exemple, en 1997, 41 % des textes traduits par la Commission européenne étaient des originaux français, contre 12 % en 2008, alors que la proportion des textes anglais originaux, de 45 % qu'elle était en 1997, est montée à 72 % en 2008. Cela aussi peut conduire au repli.

«On voit désormais la connaissance de l'anglais comme l'universel alors qu'avant, c'était le français. Être francophone, désormais, c'est appartenir au particulier, au petit espace.»

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