Biographie poésie féminine.

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Biographie poésie féminine.

Message par andré » sam. 31 mars 07, 16:34

[center]BIOGRAPHIE DES FEMMES CLÉLÈBRES EN POÉSIE.

Dans cette nouvelle rubrique je n'ai pas la prétention d'inclure toutes les femmes poètes célèbres, et la liste ne sera pas exhaustive. Tout au moins, j'ai essayé de rassembler les plus connues des grandes versificatrices du monde. Pour qui s'intréresse de près ou de loin à la poésie, je pense que cette initiative donnera un panorama assez large de celles qui nous ont laissé, toutes époques confondues, des chefs d'oeuvre qui ont marqué l'Histoire de la poésie.
[/center]


A

ACKERMANN Louise.

Louise-Victorine CHOQUET (1813-1890) vécut une adolescence studieuse auprès d'une mère et de soeurs qui ne comprenaient rien au dédain qu'elle témoignait pour les distractions mondaines. Les principes religieux n'exercèrent qu'une influence passagère sur cette "jeune fille rangée". Après une brève crise de mysticisme, elle sombra dans le pessimisme et la négation. En 1843, lors d'un séjour en Allemagne, elle rencontra un alsacien, Paul Ackermann, qui avait failli devenir pasteur et s'était fait historien. Elle l'épousa, l'aida dans ses travaux, connut près de lui trois années de bonheur et demeura inconsolable lorsqu'il mourut en 1846.

Première femme écrivain à échapper aux écoles littéraires, Louise Ackermann est aussi le premier poète du XIXe siècle à exprimer avec art la philosophie et la science de son temps. Imprégnée de Darwin, elle refuse Dieu mais en souffre profondément. "Elle appartient à cette école des grands désespérés, Chateaubriand, lord Bayron, Shelley, Léopardi", écrit Théophile Gautier. " Elle est descendue au fond du dernier cercle de l'Enfer et de la Philosophie" s'écrie Barbey d'Aurevilly, subjugué par le "mode terrible de cette impiété, carrée et solide comme un cube".

Sa poésie pêche peut-être par la grisaille et la rugosité. Sa puissance et son ampleur laissent pourtant subsister une impression de majestueuse dignité. Ses principales oeuvres sont : "Poésie. Prométhée" (1866) ainsi que "Poésies philosophiques" (1871), "Le Déluge" (1876) et "Oeuvres de Madame A.," (1885).


AMBOISE (D') Catherine.

Elle était fille de Charles d'Amboise, seigneur de Chaumont, guverneur de l'ïle-de-France, de la Champagne et de la Bourgogne au temps de Louis XI. Morte en 1550.

Après un second mariage avec Philibert de Beaujeu, elle se retira dans son château de Linières pour se vouer à la prière et à la poésie.

Ce fut l'abbé J.J. Bourassé qui publia, en 18861 : "Les dévotes épîtres de Catherine d'Amboise." Le manuscrit de ces poèmes, orné de ravissantes enluminures a appartenu à la Bibliothèque de Mazarin et se trouve, actuellement, à la Bibliothèque Nationale. Malgré de nombreuses recherches, il n'a pas été possible de recueillir de plus amples détails sur la vie de Catherine, ni sur les vers qu'on peut lui attribuer avec certitude. On sait seulement que le péché y est confondu avec une diabolique laideur. Son candide effroi fait surgir des visions de cauchemars emplies de monstres et de serpents. Mais le repentir lui apporte parfois la sérénité. C'est alors qu'elle s'émerveille d'entendre le son des trompettes céleste. Sa reconnaissance lui inspire un "Chant royal" (qu'André Mary reproduit dans : "La Fleur de la Poésie française") où se mêlent, dans un savoureux désordre, les personnages de la Bible et ceux de la mythologie antique.

Ses principales oeuvres sont : "Les dévotes épîtres de C.", publiées et préfacées par l'abbé JJ. Burassé, à Tours, aux éditions Mame et Cie, en 1861. In "La fleur de la poésie française, depuis les origines jusqu'à la fin du XVe siècle" (1951) par André Mary, Paris, Ed. Garnier (1951)


ANDUZE (D') Clara

(Début du XIIIe siècle). Il est à déplorer qu'on ait gardé le plus profond silence sur ses vers remplis de de grâce, de vivacité et de sentiment. Cette voix ne semble, toutefois, pas évoir été entendue, car on continue à ne pas citer Clara d'Anduze. Cette descendante des seigneurs d'Anduze, de Sauve et d'Alais, aima un troubadour originaire de Montpellier, Uc de Saint-Cirq, et en fut aimée. Des "lozengiers" (traîtres), jaloux certainement du bonheur des amants, réussirent à le troubler. Uc quittza la belle pour une autre, puis s'en repentit dans une canso intitulée Anc mais non vi.

Mais Clara, la délaissée, pleura en vers sur son sort avec l'accent véridique et persuasif des "trobairitz". Sa plainte, composée des purs joyaux de ses larmes, est d'une profonde nostalgie. Elle est une des dernières à chanter en ce début du XIIIe siècle où la ruine des seigneurs du Midi, frappés par les barons du Nord, va porter un coup mortel à la prodigieuse efflorescence de la littérature provençale.


Ses principales oeuvres sont : in " Le miroir des dames chrétiennes : Éditions Je sers. (1935)

On trouve également plusieurs de ses poèmes dans : "Florilège des troubadours" de A. Berry, aux Editions Firmin Didot, 1930. Paris.

A. Jeanroy, dans : "La poésie lyrique des troubadours a publié certaines de ses oeuvres, en 1930. Éditions Didier. 1934 (Toulouse et Paris).



ARMENTIÈRES Péronnelle d'.

Fille de messire Gonthier d'Unchair, Péronnelle d'Armentière, vivait richement dans sa seigneurie de Champagne où elle s'instruisait et rimait à loisir.

Elle nourrissait une grande admiration pour le poète Guillaume de Machaut, chanoine de l'église de Reims, qu'elle n'avait pourtant jamais vu, mais qui était l'ami de son secrétaire. Celui-ci fut chargé de porter à l'écrivain un rondeau où la jeune fille offrait son coeur et lui demandait d'entamer une correspondance suivie.

Péronnelle était très belle, très douée, surtout, est âgée de dix-huit ans. Machaut en avait soixante, était borgne et goutteux.

Le fait d'être chanoine n'imposait guère, en ce temps-là, les rigueurs de la chasteté et sa mine décatie ne l'empêchait pas d'espérer. Lorsque la demoiselle fixa son premier rendez-vous, Machaut fut fort inquiet (on le comprend) de l'effet que produirait sa décrépitude. Mais tout se passa fort bien (l'heureux homme !) et l'on s'embrassa tendrement sous les regards bienveillants d'Henry (au fait je ne vous l'ai pas dit : c'était le secrétaire).

Les moeurs du moyen âge, si différentes des nôtres, ne facilitent guère la compréhension de cette histoire d'amour où l'on ne distingue pas toujours la réalité de l'invention. C'est la jeune fille qui mit fin la première à cette aventure, d'un parcours un peu "borgne". Vraisemblablement pour se marier. Lachaut, pourtant, jura de l'aimer sa vie durant (cre qui à son âge ne l'engageait pas fort)

Il est quand même étonnant qu'au XIVe siècle, on ait accordé à une jouvencelle la liberté d'écrire à l'homme qu'elle admirait. Mais l'amour est aveugle, dit-on ! Les poèmes de Péronnelle d'Armentières sont pleins de langueur et de charme, harmonieux à souhait comme l'étaient beaucoup de poèmes en ce siècle où lyrisme et musique se trouvaient encore étroitement associés.

Ses poèmes parurent dans "Le Livre du Voir Dit", dont Guillaume de Machaut s'occupa de l'édition à la Société des bibliophiles français, en 1875.


AULNOY (D') Marie-Catherine (Vers 1650 - 1705)

Marie Catherine appartenait à ce qu'il est convenu d'appeler "la bonne société". Cela ne l'empêcha pas pas d'être mêlée à un abject scandale mais l'aida probablement à en sortir relativement indemne. Devenue veuve, sa mère Judith-Angélique de Saint Pater s'était remariée avec le marquis de Gudane qu'elle perdit en 1666. Cette même année, elle contraignit sa fille à épouser le riche baron d'Aulnoy en Brie. La jeune Marie-Catherine n'avait que quinze ans.

En 1699, l'auteur de "La chatte blanche" est à nouveau mêlée à une affaire louche : une tentative d'assassinat dont l'héroïne était une de ses amies intimes, Mme Ticquet, femme d'un conseiller au Parlement. Là encore, grâce à ses connaissances, elle eut la chance de s'en sortir.

Peu de femmes littéraires ont conquis une gloire littéraire comparable à celle de Mme d'Aulnoy. Certains de ses livres atteignirent plus de trente éditions ; beaucoup furent traduits en anglais, en allemand et en espagnol. Ses huit volumes de contes de fées écrits entre 1697 et 1698 en font, la "plus féconde en merveilleux de tous les auteurs de féeries".

Il y a dans les Contes de Marie-Catherine d'Aulnoy quelque chose de démoniaque et de pervers qui annonce, en fait, les poètes maudits.

Ses principales oeuvres sont : "Contes nouveaux ou les fées à la mode" (1698), en deux volumes, et "Histoire du nain jaune", vers 1809-1812.


À SUIVRE...
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Message par andré » dim. 01 avr. 07, 8:49

B

BABOIS Victoire (1760 - 1839)

Ce fut une poétesse à la santé bien fragile, affligée, qui plus est, d'un nom ridicule. Issue d'un milieu de commerçants insensibles à la culture, elle ne connut pas le bonheur avec son mari, et l'enfant qui aurait pu la consoler de tant de déboires lui fut brutalement ravi en 1792.

Pour être misérable, sa vie n'en fut pas moins longue et active, au point d'avoir inspiré à Alfred Marquiset un bien méchant propos : - "Elle a élégié sans répit pendant quarante ans. Évidemment l'élégie conserve."

L'indigente BABOIS ne manqua cependant pas de talent et d'entêtement. Ses "Élégies maternelles" saisissent souvent par leur forme pathétique. Il y a quelque chose de poignant dans l'écriture où elle pleure la perte de sa petite fille. Mme BABOIS qui précède Millevoye, le dépasse à maints égards ; elle aborde, bien avant Lamartine et Musset, le thème du saule, symbole des regrets.

Entre deux crises de larmes, il arrive à cette mère éplorée d'esquisser un malicieux sourire et d'adresser des vers aux hommes en leur disant : - " Laissez les femmes lire, même si vous pensez qu'elles ne comprennent qu'à moitié. Ce n'est d'ailleurs pas un mal : trop perspicaces, elles verraient mieux vos défauts".

Malgré cela, Victoire BABOIS n'a rien d'une pédante. Quelques uns de ses délicats poèmes publiés en 1810, annoncent, bien avant Lamartine le torrentueux lyrisme de 1830.

Parmi ses oeuvres il convient de citer : "Élégies par Madame V.B" (1805), "Élégies et poésies diverses" (1810), Élégie sur la mort de Ducis" (1816), "Élégies et poésies diverses" en deux volumes (1828), "Épîtres aux romantiques" (1830). Ces ouvrages devenus fort rares atteignent des sommes faramineuses sur le marché du livre ancien.



BEAUHARNAIS (Fanny De) (1737 - 1813 )

Joséphine De BEAUHARNAIS eut pour grand'tante la jeune Marie-Anne-Françoise MOUCHARD De CHABAN, fille d'un Receveur Général de Champagne lorsque celle-ci se maria. C'est bien le seul avantage que lui ait procuré son mari, un vaillant marin, astreint à des absences prolongées qui attiédirent très vite l'affection mutuelle des époux. Ainsi s'expliquent les liaisons de la poétesse avec Dorat et avec Cubières qu'elle aima sincèrement.

On a beaucoup médit de la ravissante Fanny, amie de Voltaire et de Buffon. Elle figure aussi parmi les "Bas-bleus" d'Alfred Marquiset qui ne manque évidemment pas de rappeler la célèbre épigramme de Lebrun sur la Comtesse :

[center]" Églé belle et poète a deux petits travers,
Elle fait son visage et ne fait pas ses vers..."
[/center]

Il est tout à fait possible qu'Églé se soit plus appliquée à se farder qu'à penser ou à rimer. En tout cas sa façon de se moquer des "penseurs" de l'époque n'est pas dénuée d'acuité et de bon sens. Elle écrivit : - "Je soupe fort souvent avec des philosophes et je n'ai jamais pu me faire à leur style : il est trop haut, je ne puis y atteindre ; et je redescends aux frivolités qui m'amusent".

Sa conversation est pimentée d'ironie tendre, telle que nous l'entendrons plus tard dans les salons de Musset, lorsque ses héros parlent de tout et de rien, avant d'aborder l'essentiel. Les poèmes de Fanny De BEAUHARNAIS, aux notes justes, étaient à plus d'un titre, captivants.

Ses oeuvres sont : "Mélange de poésies fugitives et de prose sans conséquence" (1772), "Le somnambule" oeuvres posthumes (prose et vers) [1786), "L'Île de félicité", poème philosophique en trois chants, (1791)



BEATRICE DE DIE ou COMTESSE DE DIE.

Malgré de longues recherches, les médiévistes ne sont pas parvenus à identifier réellement cette célèbre poétesse provençale. On a dit qu'il s'agissait de la femme de Guillaume 1er de Valentinois, et qu'elle avait vécu dans la seconde moitié du XIIe siècle.

D'autres affirment qu'elle fut la maîtresse du troubadour Raimbaut d'Orange, mort en 1176, mais sa "Vita" ne porte pas traces d'elle. Certains, enfin, parlent d'une comtesse de Die, auteur de traités, au XIVe siècle. De son oeuvre, nous sont parvenus quatre cansos et une tenson (forme dialoguée), dans lesquels on retrouve les thèmes habituels de l'amour courtois. La comtesse se lamente de l'ingratitude de son amant, ou le célèbre, ainsi que les joies de l'amour sensuel. Son ardeur amoureuse et la perfection de ses vers caractérisent cette oeuvre, au demeurant d'une grande brièveté.

Réf : J. Véran, "Les poétesses provençales du Moyen Âge et de nos jours". Paris, 1946.




BÉGUINE (La) (Fin du XIIIème siècle)

Au XIIème et au XIIIème siècle, les ordres religieux n'arrivaient plus à faire face à l'afflux des vocations féminines. C'est une des raisons qui firent naître, principalement dans l'ouest de l'Europe, des communautés appelée béguinages. Les femmes qui s'y réfugiaient obéissaient à des règles écrites mais ne prononçaient pas de voeux. D'où la charmante chanson : "Vouez-vous danser béguinette ?". Mais il est des béguines dont la mystique et l'art témoignent d'un sens réel de l'élévation, comme Sainte Marie d'Oignies brûlée à Cambrai en 1236, ou encore la Flammande Hadewijck ainsi que Julienne de Cornillon et Marguerite Porete, brûlée, elle aussi, en 1310). Celle qui nous occupe, est appelée la Béguine anonyme ou encore la Béguine française. On connaît peu de chose à son sujet : l'endroit où elle vivait (aux environs de Lille) et ses trois manuscrits "Dits de l'âme" qui sont conservé à Berlin. Selon Bechmann, son commentateur, le langage de la passion, dans les poèmes de la "Béguine anonymes", frise la démence érotique qui ne peut être éprouvée que par les femmes. Peu importe le caractère, morbide ou non, de ces chants subtils et nuancés. Ils sont lancés avec un mélange d'espoir et d'appréhension vers un ciel où la paix promise succédera enfin à l'angoisse ; et cela nous suffit.

La Béguine anonyme est citée dans :La Littérature française au moyen âge. Paris, Hachette, 1890.




BERBEROVA Nina Nikolaïevna


Poétesse et romancière russe (née à Saint-Pétersbourg en 1901). Son père était médecin d'origine arménienne. Sa mère était issue de la noblesse provinciale russe. A la révolution d'octobre 1917 elle émigra pour préserver son droit à être poète, face à la tyrannie de Staline qu'elle dénonça. Elle vécut vingt-cinq ans en France dans un grand dénuement, fréquentant les autres poètes russes émigrés et accomplissant une foule de petits métiers pour pouvoir survivre.

Poétesse raffinée, connaissant bien ses classiques non seulement russes mais occidentaux, Nina BERBEROVA s'est fait connaître comme romancière en publiant dans les années 1930-1938 : "Les Derniers et les Premiers", "La Souveraine" et ""Sans coucher de soleil." Passionnée de musique, elle a publié, à la même époque, les biographies de Tchaïkovski et de Borodine, ainsi qu'un livre écrit en français : "L'Accompagnatrice" 1985. "Le laquais et la Putain", 1987 rattache Nina BERBEROVA à la grande tradition russe qui va de Pouchkine à Tourgueniev : pureté du style, rapidité des analyses, retenue jusque dans les scènes les plus tragiques et, surtout, une espèce de désolation unique et élégante. Elle a publié ses mémoires sous le titre "C'est moi qui souligne." 1989.

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, de Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. 1992.




BOURBON (De) Catherine. (1558-1604)

Catherine de Bourbon princesse de Navarre, duchesse de Bar, était fille d'une femme poètre, Jeanne d'Albret, petite fille de Marguerite de Navarre et arrière petite-fille de Louise de Savoie qui avait composé pour son fils, François 1er quelques vers :

[center]Ce n'est qu'un coeur, un vouloir, un penser
De vous et moi en amour, sans cesser
... Ainsi nous deux loyal amour ceinture,
Sans contredit ni sans contrepenser :
Ce n'est qu'un coeur.
[/center]

C'était une nature obstinément fidèle en amour comme en matière de foi. Henri IV voulant la convaincre de ne pas épouser l'homme qu'elle aimait, le comte de Soissons, sous prétexte que celui-ci n'était pas digne d'elle, la princesse lui répondit spirituellement : "C'est vrai pour la soeur du roi, mais Catherine n'y trouve pas son com (p) te.".

En vain, son auguste frère, essayait-il de lui faire abjurer le protestantisme. Aux menaces qu'il fit de la proscrire et de lui interdire le royaume de France, Catherine répartit fièrement : "Monsieur, quand vous me délaisseriez, Dieu ne me délaissera pas. C'est là où est ma fiance. J'aime mieux être la plus misérable sur la terre que de Le quitter pour les hommes.".

Il lui fallut pourtant céder à la volonté du monarque et épouser Henri de Lorraine, duc de Bar (1559). Mais la princesse n'abandonna jamais la religion protestante, dont l'influence explique peut-être l'absence de couleurs et d'images qui caractérise la poésie. Tout y est dit avec simplicité : l'aveu des fautes, l'accablement du remords, et de la souffrance physique. Leur dépouillement, leur austérité même, nous repose du style fleuri et contourné, très en vogue à l'époque.

Ses principales oeuvres sont : Lettres et poésies de C. de B. (1570-1605)



BRABANT, Marie de (Vers 1540 - vers 1610)

Quelques jolis noms français situent Marie de Brabant dans le temps. Fille de [i]Jean de Brabant, seigneur de Marault Buxière, et de Julia d'Aulnay, elle épousa le chevalier baron Claude de Tourotte, seigneur de Blacy et abjura le catholicisme sous l'influence d'un chef huguenot : Denis Varnier, lieutenant des Eaux et Forêts du baillage de Vitry-le-François.

Son Êpitre aux Bombancières doit beaucoup aux clameurs du prophète Isaïe. Mais tout en suivant le texte, elle ajoute quelques vérités de son cru qui ne manquent ni d'audace ni de verdeur. Se moquer des accoutrements et artifices féminins, (bourrlets attifés, corsets diaprés, grands échafauds de patins hauts montés) ne suffit pas à l'énergique Marie. Elle peint en noir l'avenir des vierges folles qui s'en affublent. Ce qui les attend, c'est le glaive et bien pis, du moins selon elle, le viol par des brigands et des prisonniers.

Son interprétation du Cantique des Cantiques est, de l'avis d'André Thérive "bien gracieuse". Elle émeut délicieusement alors que son Êpitre aux Bombancières surprend par sa violence et donne de précieux renseignements sur les costumes du temps.

Ses principales oeuvres sont : Annonces de l'esprit et de l'âme fidèle contenant le Cantique des Cantiques de Salomon en rime française (1602)

De Frédéric Lachèvre un bel ouvrage lui est consacré : Une poétesse protestante du XVIe siècle. (1922)

De Pierre Jourda : Les annonces de l'Esprit et de l'âme fidèle publiées dans "Mélanges Laumonier" (1935)
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Message par andré » mar. 03 avr. 07, 18:25

C

CALAGES Marie de. (1630-1661)

L'oeuvre de cette poétesse se rattache au genre épique dont la vogue fut assurée de 1650 à 1656 par les talents de Saint Amand et de Le Moyne, de Desmaret de Saint-Sorlin et de Chapelin. On y découvre certaines analogies avec la Judith de du Bartas qui fut dédié en 1573 à Marguerite de Valois. Les deux poèmes ne s'inspirent de la Bible que dans les grandes lignes. Par contre, ils diffèrent de style et de pensée. Du Bartas décrit les batailles avec plus de précision, il se sert même de termes techniques. Marie de Calages manifeste plus de finesse dans l'analyse des sentiments. On est séduit par la puissance dramatique et par la vivacité de ses dialogues. D'autant plus, qu'à cette époque, Corneille est le seul maître de la scène et Racine n'en est encore qu'à ses débuts. En tout cas, le vers où Marie de Calages est resté célèbre :

[center]Il se cherche lui-même et ne se trouve plus...[/center]

Il est incontestable que Marie de Calages dessine avec fermeté ses mouvements de foule, campe admirablement un Holopherne amoureux et une émouvante Judith bien proche d'Andromaque. Cette épopée, qui n'est même pas citée dans les manuels d'histoire littéraire, constitue un sérieux apport du lyrisme féminin à la poésie du XVVe siècle.

Ses principales oeuvres sont : "Judith ou la délivrance de Béthulie" (1660)

De Jean de Lahondes : "Une poétesse épique toulousaine. (1903)

De Du Boys et Turley : "La vérité sur le poème rarissime de "Judith ou la délivrance de Béthulie", in "Bulletin des bibliophiles." (1891)




CASTELLOZA, Marie de.. (Début du XIIIème siècle)


Ellé vécut vraisemblablement au Castel d'Oze, un château en ruines, situé près d'Aurillac. Elle passait pour une dame fort gaie, bien enseignée et très belle. Son époux, le vaillant Turc de Mairona (ainsi surnommé au retour d'une croisade où il avait massacré bon nombre d'adversaires), n'éveilla guère l'amoureuse admiration de la jeune femme.

C'est un autre seigneur de haut lignage, Armand de Bréon, qui inspira ses trois "cansos". La voix de Castelloza est plus désenchantée, plus humble que celle de la comtesse de Die. Le curieux est que la poétesse revendique le droit et l'honneur de prier un chevalier et s'oppose ainsi aux règles essentielles de l'amour courtois qui situent l'aimée sur un piédestal. Peut-être le rang social de son amoureux l'impressionnait-il ? Car elle était une bourgeoise, selon toute vraisemblance.

Ses oeuvres essentielles : Les Troubadours cantaliens, imprimerie moderne (1910), Le miroir des dames chrétiennes. Editions "Je sers. Paris. (1935]




CHÉRON, Élisabeth-Sophie. (1648-1711)

Curieuse et attachante physionomie que celle de la parisienne Élisabeth Chéron! Ce n'est qu'à soixante ans qu'elle épousa un certain M. Le Hay, ingénieur de Louis XIV.. Jusqu'alors, la pauvrette n'avait hélas ! guère eu le loisir de rêver à l'amour. Son père, peintre en émail et en miniature, avait quitté le domicile conjugal lorsque la jeune fille avait seize ans, lui laissant le soin de subvenir aux besoins de la maisonnée. Fort heureusement la nature l'avait généreusement pourvue de dons pour la littérature, la musique et la peinture.

C'est ainsi qu'elle fut appelée à l'abbaye de Jouarre pour y entreprendre les portraits de la supérieure et des princesses d'Épinay et des Ursins.

Elle n'eut guère à se plaindre de ses contemporains. Ses mérites lui valurent d'appartenir à l'Académie royale de peinture et de sculpture, et aux "Ricovrati" de Padoue. Son oeuvre littéraire se développe sur des registres fort opposés : la verve comique des "cerises renversées", la poésie sacrée de "l'Essai de Psaumes et cantiques". Celui-ci parut presque au même moment que les "Cantiques spirituels" de Racine Il est remarquable qu'une femme du XVIIème siècle réussisse déjà à nous impressionner par son réalisme cruel et sa gravité passionnée.

Ses oeuvres essentielles : Essais de psaumes et cantiques, mis en vers par Mademoiselle C., (Paris. Ed. Brunet. 1694). [i]Les cerises renversées (Paris. Ed. Giffart, 1717.) Le cantique d'Habacuc et le psaume 103 traduits en vers français, (Paris. 1717).




CHABOT Cécile (1907-1990).
Poète, conteuse et artiste peintre.

Elle a laissé des œuvres qui recréent admirablement la magie de l'enfance et qui en font l'un des auteurs les plus attachants de sa génération. Ses œuvres poétiques comme "Vitrail", sont très appréciées au Canada, et son talent reconnu. Cécile chabot soeur à "SR. Henriette Bandet" est née à Prud'homme et a fait toutes ses études à Prud'homme, Sask. Elle a enseigné quelques années, puis est entrée chez les Soeurs Grises où après quelques années on lui a dit que la vie religieuse n'était pas pour elle. Elle est donc revenue en Saskatchewan et s'est remise à enseigner dans le Sud de la province où elle rencontra Gérard CHABOT qu'elle épousa en 1959. Elle cessa d'enseigner et eu deux beaux garçons Robert et Bernard. Elle s'est aussi bien dévouée et a fait de nombreux voyages afin d'aider à la Paix et au Développement.

Ses oeuvres essentielles : " Légende mystique", (1942), "Paysannerie : conte des rois", (1944), Imagerie : "contes de Noël" (1944), et "Le Cheval vert", (1961). En 1964, la Société royale du Canada lui décerne la médaille de bronze pour son conte "Féerie, déclaré alors meilleur livre de langue française.




CLÈVES Marie de (1426-1487).

Poétesse française, fille d'Alphonse IV de CLÈVES, elle épousa, à l'âge de 14 ans, Charles d'ORLÉANS qui en avait 46. On peut facilement imaginer l'émerveillement de la jeune Marie devant la brillante cour des ducs de Bourgogne. Elle était une femme raffinée et veillait parfaitement à l'étiquette, favorisant le règne des beaux esprits et occupant ses loisirs à la chasse en compagnie de lévriers.

Très élégante, elle fut courtisée par de nombreux chevaliers, mais surtout par Jean de LORRAINE, le fils du roi RENÉ. Sa passion pour la peinture l'amena à protéger des peintres tels que Jean FOUQUET, entre autres. Mais on lui doit aussi un somptueux manuscrit, "Le Manuscrit de Carpentras", où elle avait fait recopier tous les poèmes de son mari.

Cette poétesse était très nostalgique et elle participa à de nombreux concours de poésie, avec son époux. Ses principales oeuvres sont : "Les poésies de Charles d'Orléans (1856), "Rondeaux et autres poésies du XVe siècle" (1889), "Poètes et romanciers du moyen âge" , publié par Gallimard, en 1943.




COIGNARD Gabrielle de (Morte en 1594).
Femme poète française dont on ne parle presque jamais, et qui fut, pourtant, l'une des plus importantes personnalités féminines de son siècle.

Son mari, Pierre de MANSENCAL, sieur de MIREMONT, président de la cour du parlement de Toulouse, la rendit si heureuse qu'elle demeura inconsolable de sa mort. Sa vie fut consacrée, à partir de ce moment, à l'éducation de ses enfants et aux oeuvres de piété. Sa seule distraction connue fut de rimer quelques deux cent cinquante sonnets que ses filles publièrent après sa mort.

Gabrielle de COIGNARD est à ranger parmi les poètes dont la "forte poésie" se rattache encore à l'âge précédent et qui feront contre-poids à MALHERBE.

Elle pèse les mots, étudie les effets de résonances, tire de son sujet une grande diversité de sentiments. Mystique, les yeux noyés de larmes, elle trouve sur le plan de la ferveur, des accents humbles et passionnés qui sont à rapprocher de ceux d'une Louise LABÉ, par exemple.

De toute son existence nous ne connaîtrons que peu de choses : son deuil, sa peine, la maladie, et cet amour du Christ dont elle peint admirablement la puissance et le dénuement.

Ses principales oeuvres sont : "Oeuvres chrétiennes de feue dame G. de C., veuve à feu M. de MANSENCAL, sieur de MIREMONT" (1594).



CORINNE. Poétesse grecque (Thèbes ou Tanagra, fin du VIe S. av. J.-C).

Pausannias nous dit qu'elle était très belle et qu'elle composait en dialecte béotien des odes chorales dont il ne reste que quelques fragments. Elle rivalisait avec PINDARE qu'elle surpassa à cinq reprises dans des concours poétiques et qui fut aussi son élève. Sa gloire fut grande, et l'on cite encore son poème "Les Sept Chefs devant Thèbes" dont on ne possède que quelques vers, les uns réunis dans les "Poetae lyrici Graeci" de Bergk, les autres retrouvés ultérieurement dans des papyrus égyptiens. Madame de Staël lui a emprunté son nom pour son roman homonyme dont l'héroïne est une poétesse de génie.


Réf : Dictionnaire des femmes célèbres. Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. 1992


CRUZ Juana Iné de la. Poétesse et religieuse mexicaine (San Miguel de Ne pantla, 1651 - Mexico, 1695). Enfant prodige, elle apprit le latin, la rhétorique, la philosophie, les mathématiques et, devenue dame d'honneur de la vice-reine, elle séduisit la cour par son charme et son esprit. A l'âge de dix-huit ans, elle se retira au couvent des Hiéronymites où elle fut autorisée à mener une vie très libre qu'elle a consacré à l'étude ; elle refusa toujours d'en devenir l'abbesse.

Son oeuvre comprend des dizains et des sonnets d'un style raffiné "(Poesias de la made Juana de la Cruz, 1670)", une comédie de cape et d'épée, une comédie à thème mythologique écrite en collaboration avec l'écrivain Juan de GUEVARZA et des drames religieux (El Divino Narciso, 1689). Son oeuvre possède une très grande virtuosité verbale influencée par le goût baroque de son temps tout en restant simple et spontanée. Elle mourut à Mexico, en soignant les malades lors d'une épidémie. On la surnommait la "Dixième Muse" ou bien encore la "Religieuse de Mexico".

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres. Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. 1992.
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Message par andré » ven. 06 avr. 07, 17:21

D

DAUDET Julia. (1847 - 1940). Julia DAUDET n'était autre que la femme d'Alphonse DAUDET. Ses oeuvres sont assez peu connues et pourtant elle a écrit de nombreuses poésies, usant d'une belle sémantique et d'une agréable prosodie.

Fille de parents cultivés, elle éprouva tout naturellement le désir d'écrire, étant habituée à fréquenter les membres de l'Académie Goncourt que son mari recevait chez lui. Aussi éloignée de l'éclat parnassien que de l'emphase romantique, sa poésie est évanescente "incertaine et fuyante comme un reflet de ciel en une transparence de rivière" écrira Hans Ryner qui a passé son enfance à Rognac dans les Bouches-du-Rhône, et où une rue de cette petite ville porte encore son nom, et qui l'a épargnée dans son cruel Massacre des Amazones. On respire la poésie de Julia DAUDET comme une odeur de feuilles mortes, évoquant la nostalgie des souvenirs qui se fanent. Nulle révolte dans ses poèmes mobiles, momentanés, nul déchirement. Des regrets, des soupirs, sans doute, à propos de la fragilité de toute chose ici-bas. Cette nature équilibrée accepte sans trop murmurer que la vie se déroule selon un ordre voulu de toute éternité par un indestructible pouvoir.

Dans la dédicace d'Alphonse DAUDET qui figure sur l'un des exemplaires du "Nabab", délicatement adressée à son épouse, on peut lire : "Au collaborateur dévoué, discret et infatigable, à ma bien aimée Julia DAUDET, j'offre, avec un grand merci de tendresse reconnaissante, ce livre qui lui doit tout."

Ses principales oeuvres sont : "Poésie" (1895) ; "Reflets sur le sable et sur l'eau" (1906) ; "Les archipels lumineux" (1913) ; "Lumières et reflets" (1920) ; "Rome et quelques poèmes" (1923) outre ses mémoires : "Impressions de nature et d'art" ; "L'enfance d'une parisienne" ; "Notes sur Londres" et "Souvenirs d'un groupe littéraire".



DE FLEURS Philiberte. (Ecrivait vers 1540). Philiberte de FLEURS, Dame DESTOURS et de la BASTIE en Mâconnais, est l'auteur des "Soupirs de Viduité" et de maintes autres poésies qu'un chroniqueur affirme l'avoir vu écrire de sa main chez le seigneur de la TAISSONNIERE.

Elle était déjà veuve, lorsqu'elle exalta - en cinq cent vers ! - les vertus de l'époux disparu. Accompli et parfait, tel était le sieur de MATRERAY. Qu'elle est tendre lorsqu'elle dit sa foi en l'homme pour qui elle se sentait faite ! Pour lui seul réservée et choisie !... Ce qui n'empêcha pas la dolente Philberte nde convoler en secondes noces avec le seigneur de PISAY Il n'est pas exclu que ce soit par opposition à son nouveau mari que le premier ait pris à ses yeux tant d'éclat.

Ses principales oeuvres sont : in "Bibliothèque française", par La Croix du Maine et Du Verdier, Paris, Saillant et Nyon, (1772).

In "Poètes français", Paris, Imprimerie de Crapelet, (1824).



DELARUE-MARDRUS Lucie. Femme de lettre et poétesse française (Honfleur, 3 novembre 1880 - Château-Gontier, 26 avril 1945).

Elle épousa, à l'âge de 20 ans, le docteur MARDRUS, traducteur des "Mille et Une Nuits", et voyagea avec lui. Sensuelle et sensible, douée de tous les talents, elle publia une oeuvre abondante ; ses poèmes sont charmants et ses romans (elle en a écrit trente-cinq), à mi-chemin entre le réalisme et le romantisme : "Marie, fille mère" (1908), "Le roman de six petites filles (1909), "L'Archanée" (1910), "L'inexpérimentée" (1912), "L'Ex-voto" (1921). Jusqu'à "La Perle magique" parue en 1945, l'une des sources essentielles de son inspiration reste la Normandie. Elle tint une place importante dans le monde littéraire, et ses "Mémoires" (1938) sont d'un grand intérêt.

Réf : M. Harry, "Mon amie Lucie Delarue-Mardrus, Paris, 1946).



DESBORDES Marceline (dite Marceline Desbordes-Valmore). Poétesse et femme de lettres française (Douai, 27 juin 1786 - Paris, 23 juillet 1859).

Après un bref séjour en Guadeloupe avec sa mère qui pensait s'y établir et qui y mourut, elle revint à Paris pour renouer avec sa carrière théâtrale. Elle était de nature assez instable et multiplia les engagements : à l'Opéra-Comique de 1804 à 1806, à Lille, à Rouen, à Bruxelles. Elle cessa de jouer entre 1808 et 1813, fit sa rentrée à l'Odéon, passa au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles où elle joua notamment dans "L'Epreuve" (Marivaux). En 1817, elle épousa Prosper Lanchantin, dit VALMORE, acteur médiocre qu'elle dut soutenir matériellement sa vie durant. Elle fit paraître un premier recueil de vers "Élégies et Romances" (1818), "Poésie" (1830), "Pleurs" (1833), "Pauvres fleurs" (1839), "Bouquets et Prières" (1843), ainsi que plusieurs recueils de contes et un choix de poèmes préfacé par SAINTE-BEUVE en 1842 - et à ses enfants.

La fin de sa vie fut assombrie par la perte de ses deux filles, Inès et Ondine, et par la disparition de ses bienfaitrices, Mlle Mars et Mme Récamier. Brisée par la misère et les épreuves, elle s'éteignit oubliée, elle qui avait pourtant obtenu les suffrages de LAMARTINE, de HUGO, de VIGNY et de SAINTE-BEUVE. Un de ses amis recueillit ses poésies inédites et les fit paraître en 1860. Son oeuvre se caractérise par une spontanéité et une mélancolie souvent bouleversantes. Elle fut l'un des premiers poètes du romantisme sans le savoir et, par la suite, eut pour admirateurs RIMBAUD et VERLAINE;

Réf : J. Moulin, "Marceline Desbordes-Valmore", Seghers, 1983. F. Ambrière, "Le Siècle des Valmore : Marceline Desbordes-Valmore et les siens", Le Seuil, 1987.



DESHOULIÈRES Antoinette (1638 - 1694) Elle fut la première femme à avoir été élue membre d'une académie de France (Acédémie d'Arles, en 1689). Elle fit partie aussi des "Ricovrati" de Padoue et fut fréquemment mise à l'honneur par ses contemporains en dépit de sa grande modestie. Ce n'est, en effet, qu'en 1688, sur l'insistance de ses proches, qu'elle se décida à rassembler des poèmes dont les premiers avaient été composés dès 1672.

De son vrai nom Antoinette du LIGIER de la GARDE était une très belle femme, instruite et douée ; elle ne souciait que de vivre à sa guise, de satisfaire son appétit de savoir et de plaisir. Elle connaissait parfaitement le latin, l'espagnol et l'italien. Excellente danseuse, elle pratiquait avec un aussi grand art l'équitation. Elle était l'épouse de Guillaume DESHOULIÈRES, gentilhomme de Condé.

Elle reste à la fois un auteur connu et méconnu. Et elle ne subsiste plus que par le souvenir de ses petits moutons qu'évoque un poème sans doute trop célèbre qui n'est pas l'un de ses meilleurs. De nos jours Antoinette du LIGIER paraît comme une poétesse trop attachée encore aux paysages de [i]l'Astrée, ayant eu le grand tort de diriger la cabale contre la "Phèdre" de RACINE. Par contre, elle semble d'avant garde lorsqu'elle se range aux côtés de PERRAULT dans la "Querelle des Anciens et des Modernes". VAUBAN et La ROCHEFOUCAULD furent pour elle des amis fidèles. Mais, curieusement, les historiens de la littérature, malgré son esprit original, accessible au sentiment de la relativité de toute chose ici-bas, ne lui accordent, aujourd'hui, que quelques lignes dédaigneuses.

Cependant, rompant avec une longue tradition du silence fait autour de Mme DESHOULIÈRES, Jacques VIER, auteur de nombreux ouvrages et, notamment : HISTOIRE DE LA LITTERATURE FRANCAISE . la loue en ces termes : "Elle en vient à faire du vers le confident d'une vie intérieure de plus en plus riche et nuancée".

Ses principales oeuvres sont : "Poésies de Madame D., (1688) ; "Oeuvres complètes" (1747) ; "Oeuvres choisies" (1882), avec une préface de M. de LESCURE.



DICKINSON Emily. Poétesse américaine, (Amberst, Massachussetts, 10 décembre 1830 - id., 16 mai 1886) Fille d'un avocat sévère et ambitieux et d'une mère qui ne s'intéressait qu'à son foyer et à ses trois enfants, elle poursuivit peu ses études, après l'école communale de sa ville natale ; en 1847, au collège de South Hadley, elle apprit la chimie, la physiologie et un peu de littérature anglaise. De retour chez elle, elle lut tout ce qui lui tombait sous la main, griffonna, sur des papiers épars, des poèmes, n'importe quoi, semblait-il aux siens : pas de syntaxe, une ponctuation approximative, une forme elliptique, aucune tradition de style.

De constitution fragile, Emily DICKINSON quitta rarement Amberst : lors d'un court voyage à Washington, au cours de l'hiver 1854, elle tomba amoureuse d'un homme marié, amour impossible, auquel elle renonça d'elle-même. Elle mena une existence familiale, voyant de temps à autre son frère, sa belle-soeur et leurs quelques amis, sans autres relations qu'épistolaires, sans autre désir d'évasion que la poésie. Doutant d'elle même, elle écrivit à un critique célèbre quelle ne rencontra jamais, le colonel Higginson :

- Mes vers sont-ils vivants ?
- Oui, ils sont vivants, répondit-il, mais ne respectent aucune règle de la plus élémentaire prosodie.


Elle écrivit jusqu'à sa mort quelques deux mille poèmes, chantant des choses simples, employant des images surprenantes et suggestives. Sept poèmes seulement parurent anonymement, de son vivant. En 1892, Higginson publia une partie de son oeuvre et ce recueil obtint un succès sans précédent. Mais il fallut attendre 1924 pour que sa nièce, Martha Dickinson Bienachi, publie l'édition complète de son oeuvre, "Poèmes et Lettres", qui confirmèrent le talent d'Emily DICKINSON qui tient une des premières places dans la littérature poétique de son pays.

Réf : C.G. Wolff, Emily Dickinson, New York, A.A. Knofp, 1987.
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Message par andré » jeu. 12 avr. 07, 10:02

D

DIE Béatrice De. (Vers 1170)

Quelques études de Jeanroy et Anglade, ainsi que de son principal biographe, Sernin Santy nous livrent à peine quelques éléments sur cette mustérieuse poétesse de Provence. Contemporaine de Marie de France, on sait que Béatrice épousa un cadet de la maison de Poitiers. Ses poèmes ont été composés avant 1173 pour son amant Raimbaut d'Orange, poète assez médiocre. Écrits en langue d'Oc, ils sont un mélange de naïve impudeur, de sincère douleur et de candide désappointement. Ils n'ont rien de commun avec la lyrique compassée de certains troubadours de l'époque. On retrouve dans son écriture cette façon ingénue de vanter, avec habileté, la manière d'apitoyer l'homme et de flatter son orgueil. Tous ses sentiments touchent encore, à huit siècles de distance.

Ses poèmes ont trouvé d'excellents traducteurs en la personne de Pierre Seghers et, surtout, d'André Berry. Ce dernier voyait en la comtesse de DIE "la Louise Labé du XIIe siècle", selon ses propres termes. Tandis que Raoul Goût disait d'elle : "[i]Place à part, entre les poétesses du moyen âge, à la géniale comtesse de Die !".

Elle fut, en fait, la plus talentueuse des femmes trouvères de son temps. Il est curieux et intéressant de préciser qu'à l'époque où les po_ètes provençaux glorifient "la dame" inaccessible, les vers de la comtesse reflètent avec tant de chagrin, de tendresse et de façon ingénue, le chagrin d'une femme trahie pas son amant. Sans complexes ni complications, elle disait sur un ton joyeux ou mélancolique, tout ce qui lui passait par la tête ou par le corps.

Ses principales oeuvres : "In Die provenzalischen Dichterinnen", par O. Schultz-Gora, en 1888.

- "Anthologie des troubadours" par Jos. Anglade. Paris. 1927.

- "Florilège des troubadours", par André Berry. Paris. 1930.

- "Le miroir des dames chrétiennes", par Raoul Goût. Paris. 1935.


DOAN THI DIÊM. Poétesse vietnamienne (Hiên Pham, province de Bac Ninh, 1705 - Nghê An, 1748). Impressionné par les poèmes qu'elle écrivit dès l'âge de six ans, en chinois et en vietnamien, son père lui fit donner une éducation de lettrée, chose rare à l'époque. Après la mort de son père et de son frère, elle devint professeur et ouvrit une école renommée. A l'âge de trete-dsept ans, elle épousa Nguyen Kien, qui fut nommé, par la suite, gouverneur de la province de Nghê-an. Elle est l'auteur de contes rédigés en chinois : "Nouveau recueil de contes merveilleux" (Tiyen ty tan pha) qui perpétuent la grande tradition de son pays ; ces poèmes ont été ensuite adaptés en proverbes et en chansons. Elle est peut être aussi l'excellente traductrice de "La complainte de l'épouse du guerrier" (Chin phu ngan) écrite par un de ses contemporains, Dang Tran Con, poète vietnamien.

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres. Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller; Robert Laffont. 1992


DOOLITTLE Hilda (dite H.D) Poétesse américaine (Bethlehem, Pennsyvanie, 1886 - Zirich, 1961). Epouse du poète et romancier Richard Aldington, elle est l'une des figures marquantes de l'imagisme, courant poétique animé par son ami Eera Pound et créé en 1912 à Londres où elle s'était installée l'anée précédente. Ses recueils "Sea Garden", (1916) "HYMEN" (1921), "Red Roses for Bronze" (1929) renferment des poèmes courts, colorés, d'une précision extrême qui nuit, parfois, à l'émotion.

La Grèce est la principale source d'inspiration de son oeuvre poétique. Elle a également écrit des romans. Après sa mort, parut "Hermitone" (1981), romana autobiographique qui relate les déchirements d'une jeune femme partagée entre son amour pour un homme (Ezra Pound, de toute évidence) et pour une femme.


DU GUILLET Pernette. Poétesse française (Lyon, 1520 - id., 1545). Conaissant le latin, le grec, l'italien, l'espagnol, elle rencontra le poète Maurice Scève qui eut un grand attachement pour elle et qui la chanta dans son oeuvre sous le nom de "Délie".

Elle collabora avec lui au "Petit Oeuvre d'amour" (1538). Après sa mort, peut-être due à la peste, son mari, Du Guillet, gentilhomme savoyard qu'elle avait dû épouser sous la pression de sa famille, rassembla ses poèmes que publia Antoine Du Moulin sous le titre : [i]"Les Rthmes et poésies de gentile et vertueuse dame de Pernette Du Guillet" (1545). Son oeuvre chante surtout son amour pour Maurice Scève sous une forme intellectuelle très appréciée enson temps.

Réf : Dictionnaire des Femmes Célèbres. Lucienne Mazenot et Ghislaine Schoeller. Robert Laffont. 1992.



E

ESTIENNE Nicole. (Vers 1544 - vers 1596)

Nicole ESTIENNE selon l'avis de Du Verdier, "était une Dame bien accomplie, tant en gaillardise d'esprit que grâce de bien dire". Elle était petite-fille du grand imprimeur de l'époque. Le poète Jacques Grévin l'aima un temps, puis s'en éloigna pour des raisons mal connues. Son union, ensuite, avec le médecin Jean Liebault, en 1561, ne fut guère heureuse. Elle n'était pas jolie. "Pour chanter mes beautés ne faut point de trompettes", avouait-elle. Sans doute ces mécomptes en amour sont-ils, comme c'est souvent le cas, la vraie raison de son féminisme agressif. Son "Apologie ou défense pour les femmes" ainsi que plusieurs autres poèmes relatent avec une toute particulière minutie ses griefs à l'égard des hommes.

Si Philippe Desportes publie ses "Stances du mariage" où il déplore la condition des maris, Dame Liebault répond aussitôt que le sort des femmes est pour le moins aussi pitoyable, quel que soit l'époux qui leur échoie.

En fait, les récrimination et les revendications que fait entendre la littérature féminine du moyen âge à nos jours n'ont guère varié. Et telle féministe acharnée qui croit avancer des idées neuves serait fort surprise de les retrouver telles quelles, ou peu s'en faut, chez Christine de Pisan.

J. Lavaud, qui a longuement étudié l'oeuvre de Nicole Estienne, la considère "comme une figure curieuse et un talent indiscutable". Ses doléances en vers constituent encore de nos jours un document humain où les femmes d'aujourd'hui et de toujours pourront se reconnaître.

Ses principales oeuivres : "Quelques poésies oubliées de Nocle Estienne", par J. Lavaud. 1931.

- À consulter également : "Les femmes poètes du XVIe siècle", par L. Feugère. 1860, ainsi que "L'influence de Ronsard", par Marcel Raymond, 1927.



F


FERANDIERE (Anne marie de la). (1736 - 1819). Elle s'appelait Marie-Anne PETITAN, et elle épousa le marquis de la FERANDIERE en 1756. Elle était originaire de Tours. Très XVIIIe siècle, la marquise ! Dieu n'est guère évoqué dans ses vers où l'amour conjugal, l'amitié et la recherche du bien et du beau occupent une large place. Rousseauiste, Mme de la FERANDIERE se fait une idée idyllique de la vertu et de la nature ; elle pousse joliment une romance très "Trianon" : - "L'un de ces jours mes moutons s'égarèrent..."

Ses railleries contre les travers de son époque ont une certaine originalité, tout de même. De la situation du "Loup et de l'Agneau", la fabuliste tire une toute autre morale que celle de La FONTAINE. Les loups tuent les moutons, c'est vrai : mais au rebours des hommes, ils ne se tuent pas entre eux. Elle a été une des premières à introduire dans la poésie de son temps une note de cordialité, de bon goût et de malice qui ne manque ni d'intérêt ni de piquant.

Ses principales oeuvres sont : "Almanach des Muses". (1779 et 1783).
"Oeuvres de Madame de la F.," (1806).



FILLEUL Jeanne. (1424 - 1498) Elle fut Maguerite d'Ecosse, "la dauphine mélancolique", femme du futur LOUIS XI. Elle rimait nuit et jour, dit-on, des rondeaux dont on n'a pas retrouvé trace. Par contre, sa dame d'honneur, Jeanne FILLEUL, a laissé une gracieuse complainte qui fait regretter celles qui se sont perdues. On croit qu'elle appartenait à une famille normande très connue d'avocats, d'écuyers et de marchands.

Ses principales oeuvres sont : "Rondeaux et autres poésies du XVe siècle" (1889).

"La poésie médiévale française" (Editions du Chêne, 1947.)



FRANCO Véronica. Poétesse italienne (Venise, 1546 - id.,1591). Epouse d'un médecin dont elle se sépara très vite, elle fut l'amie des artistes ; poète elle-même, elle succéda dans la gloire à TULLIA D'ARAGON. Louée pour sa beauté et son talent, elle était courtisane et poétesse ; le TINTORET fit d'elle un portrait, et sa célébrité lui valut la visite de MONTAIGNE et de HENRU III, auquel elle dédia deux sonnets. Ses vers pétrarquisants, publiés dans les "Terze Rime"(1575), sont le reflet d'une sensualité ardente et d'un grand naturel ; elle dédia au cardinal Luigi D'ESTE "Lettere familiari a diversi" (1580à.)

Ayant comparu vers cette date devant le tribunal de l' Inquisition, elle renonça au monde et se consacra à la religion.
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Message par andré » lun. 16 avr. 07, 10:22

G


Marine GARNIER, toute jeune belge, puisque née en 1982, a fait des études de psychologie avant de s'intéresser à la poésie.
Elle a commencé publier il y a 3 ans et c'est sur le net qu'elle a croisé des poètes, qui l'ont encouragée à écrire .Après avoir fait de la poésie libre elle se lance dans le sonnet, genre qui semble parfaitement lui convenir et où elle excelle, désormais. Sa poésie est marquée d'une grande sensibilité ; sans doute le fait est-il lié à ce qua dans la vie elle aime la famille. L’amitié, n'est pas un vain mot pour elle. Elle adore les animaux.

Admiratrice de De Saint EXUPERY et de son Petit Prince, elle ressent une attirance pour le désert ; un lieu magique, selon elle, qui permet de mieux se connaître et, certainement, de manière inhabituelle.

Marine GARNIER a pour projet d'aider l'enfance maltraitée. Belge d'origine, elle fut beaucoup marquée par l'affaire "Dutroux".

Elle aime la nature par-dessus tout ! N'est-ce pas idéal pour une femme poète ? Sa production est conséquente. Elle est publiée dans de nombreux forums poétiques, et possède son propre site que je conseille vivement de visiter : http://www.chezmarine.net/




GÉRARD Rosemonde (1871-1953) est une poétesse française, qui a épousé Edmond ROSTAND le 8 avril 1890, à Paris en l'église Saint-Augustin. . Elle eut Jules MASSENET comme témoin.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, elle n'avait pas formé son prénom de la rencontre de Rose et d'Edmond : elle s'appelait vraiment Rosemonde de façon prédestinée, et ce prénom lui venait de sa grand-mère, ROSEMONDE de Valence, fille du comte de Valence et devenue la femme du maréchal GÉRARD. Dans son ascendance elle comptait la célèbre Mme de GENLIS. Son père était le comte GÉRARD, fils du maréchal. Orpheline de père, elle avait dans son conseil de famille Alexandre DUMAS et Leconte de LISLE
Rosemonde GÉRARD avait donc signé de son vrai nom "Les Pipeaux", parus en 1889.

Le jeune ménage venait habiter le Boulevard Malesherbes au n° 107 et, peu après, 2, rue Fortuny. C'est là qu'allaient naître Maurice ROSTAND, puis Jean ROSTAND. En 1897, les ROSTAND achetaient, 29, rue Alphonse de Neuville, un petit hôtel qu'ils devaient abandonner en 1900, et vendre ensuite pour se fixer à Cambo-les-Bains. Mais, en somme, leur séjour à Paris de 1890 à 1900 se situe toujours dans le même quartier Monceau, en trois logis différents, mais peu distants l'un de l'autre, avec des vacances passées à Luchon et, en 1897, à Boissy-Saint-Léger, aux environs de Paris.

-Chacune des pensées d'Edmond ROSTAND avait une rime,
chacun de ses regards un reflet,
chacune de ses actions un symbole.
a écrit ROSEMONDE.

Ses oeuvres pincipales, en poésie sont :

"Les Pipeaux, poèmes", 1889
"La Robe d'un soir, pièce en 4 actes, en vers", 1925,
"La Vie amoureuse de Madame de Genlis", 1926
"Les Papillotes, théâtre en vers", 1928
"À quoi rêvent les vieilles filles, théâtre en vers", 1928
"La Tour Saint-Jacques, pièce en un acte, en vers", 1934.




GIRARDIN DE (Delphine). (1804 - 1855). Habituée des salons littéraires dès l'âge de seize ans, grâce à une mère qui la pilota fort adroitement, la belle Delphine GAY obtint beaucoup de succès lors de ses périples. D'abord le prix de l'Académie française, en 1822, suivie de son élection à l'Académie du Tibre, en 1827. Elle eut, par contre, la malchance de ne pas être aimée de VIGNY dont elle s'éprit, et de ne jamais éprouver d'autre amour.

Lorsqu'elle tombe le masque de la femme de lettres et de la mondaine, paraît le visage de la femme désenchantée. Comme le DELPHINE de Mme de STAËL, Delphine de GIRARDIN sait que la gloire ne peut combler le vide d'une âme esseulée. Gloire disproportionnée à sa valeur, certes, due en partie au prestige dont jouissait son mari, le directeur de La Presse, Emile de GIRARDIN. Mais que de qualités ne découvre-t-on pas quand on relit ceux de ses trente ouvrages qui peuvent contenter, aujourd'hui encore, les plus difficiles. Elle composa des pièces de théâtre : "L'Ecole des Journaliste", représentée à la Comédie Française, "La joie fait peur" et "Lady Tartuffe", qui étaient au programme de la Maison de Molière jusqu'en ces dernières années.

On peut être déçu à la lecture de ses poèmes comme "La Prise d'Alger" ou encore "Aux Economistes" où s'affichent les préjugés d'une bourgeoisie réactionnaire. Mais, d'une manière générale, le style reflète autant de fermeté et de mordant que d'aguichante impertinence.

Ses oeuvres principales sont : "Essais poétiques". Paris. (1824). "Nouveaux essais poétiques". Paris. (1825). "La quête". Paris (1825). "La vision". Paris (1825). "Hymne à Sainte Geneviève". Paris (1825). "Le dernier jour de Pompéi"[i], suivi de [i]"Poésies diverses" Paris. (1828). "Poésies complètes". Paris. (1842). "Oeuvres complètes de Madame D." Paris (1860-1861). "Poésie complètes". Paris (Librairie Nouvelle. (1876)




GOMEZ DE AVELLANEDA Gertrudis. Poétesse cubaine (Puerto Principe, 1814 - Madrid, 1873). Celle qui est l'un des grands noms de la littérature cubaine, passa une longue partie de sa vie à Madrid. Son œuvre, inspirée d'une déception amoureuse puis par le sentiment religieux, figure parmi les classiques romantiques de langue espagnole.

Citons les poèmes comme "La Plegaria a virgen", "Al partir", "Soledad del alma" ; des drames historiques, "Egilona" (1850), Saul (1846), "Reccareto" (1850) des romans, "Espatolino" [1844) "Dolores" (1860) , etc.

Revenue à Cuba en 1859, elle fonda la revue "Album cubano de lo bueno y de lo bello".

REF : Dictionnaire des Femmes Célèbres. Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont. 1992.




GUÉRIN (DE) Eugénie (1805-1848) perdit sa mère dès l'âge de 14 ans. De la lignée des Jacqueline PASCAL et des Lucile de CHATEAUBRIAND, qui furent des soeurs admirables, elle s'associa étroitement au destin de son frère, Charles de GUÉRIN, le futur poète.

Eugénie avoue avoir renoncé à la poésie parce que Dieu le lui demandait, ce qui limite, hélas, le nombre de ses poèmes. De son propre aveu, il est en elle "d'écrire comme à la fontaine de couler" Dans ses vers resplendissent tout à tour la pudeur et l'humilité de la jeune fille, la ferveur et l'élévation au mystique. La pureté de son langage reflète bien celle d'un coeur qui n'a vécu que de se donner à autrui et au Seigneur.

La poésie d'Eugénie de GUÉRIN se découvre autant dans sa poésie que dans sa prose. Qui a lu sa " Correspondance" et son "Journal" n'oubliera plus cette atmosphère où les choses concrètes ne semblent rapportées que pour mieux percevoir l'irréalisme magique dont elles sont environnées. Sa prose est tissée d'images lumineuses, de verbes ailés, de phrases arachnéennes. Elle sait tire de mille riens une atmophère d'émerveillement et de féerie.

Ses principales oeuvres sont : "Reliquioe" (1855), "Journal et fragments" (1864), " Lettres à Louise Bayne" (1830-1834), "Lettres à son frère Maurice" (1824-1839), "Lettres à sa famille et à divers." (1827-1839)



H

Anne HEBERT est née en 1916, près de Québec, dans une famille cultivée . Son père est un poète et un critique littéraire respecté.
Son intérêt pour l'écriture se manifeste dès le début de l'adolescence.
En 1942, elle publie un premier recueil de poèmes, mais elle a de la peine à faire publier ses œuvres jugées trop violentes « pour le Canada français, nation jeune et saine et que c'était des choses malsaines à ne pas mettre entre toutes les mains ».

"Le Tombeau des rois", deuxième recueil de poèmes , paraît en 1953.
Elle écrit des scripts pour la télévision débutante, des romans et des pièces de théâtre .

En 1956 elle se fixe définitivement à Paris .
Elle est élue membre de la Société Royale du Canada en 1960 et reçoit le Prix du Gouverneur général en 1961 pour "Poèmes".

En 1982, Anne HBERT obtient le prix Fémina pour son cinquième roman : "Les fous de Bassan" .

En 1992, elle renoue avec le genre en publiant un nouveau recueil de poèmes : "Le Jour n’a d’égal que la nuit", puis un autre, "Poèmes pour la main gauche" , en 1997.

Repartie à Montréal en 1998, elle s’y éteint en janvier 2000.





HIPPIUS Zinaïda Nikolaïevna. Poétesse russe (province de Toula, 20/11/1869 - Paris, 9/09/1945). Elle épouse en 1869 le poète Dimitri SERGUEÏEVICH MEREJKOVSKI, qui allait devenir le père d'une doctrine du nouveau christianisme, exprimée dans la trilogie "Christ et Antéchrist" (1894-1902). Amie de deux poètes, KONEVSKOÏ et DOBROLIOUBOV, elle s'adonna à la poésie avec sincérité, mais les vicissitudes de l'existence et son adhésion fervente aux idées religieuses de son mari freinèrent un peu l'épanouissement de son talent. On peut le déplorer, car la poésie de Zinaïda HIPPIUS est chaleureuse et forte, même si l'intellectualisme n'en est pas toujours absent. Celle que d'aucuns considèrent comme la meilleure poétesse russe écrivit également en prose, mûrie à l'ombre de DOSTOÏEVSKI. Elle y révèle une personnalité très indépendante, peut-être trop virile pour une femme de l'époque.

On remarquera parmi ses recueils lyriques "Psyché". Elle est également l'auteur de souvenirs sur des écrivains qu'elle a connus et aimés, réunis sous le titre de "Visages vivants" (1925). Seul un poète pouvait parler comme elle de BLOK, BRIOUCHOV, ROZANOV et SOLOGUB. Elle joua un grand rôle dans l'histoire des deux générations du symbolisme décadent : elle sut faire, en effet, de son salon de Moscou, un des centres ples plus intéressants de la vie intellectuelle russe, renouant avec la tradition de la fin du XIXe siècle.

Réfugiée avec son mari à Paris en 1920, elle y mourut en 1945. Elle a publié certains de ses ouvrages sous le pseudonyme d'Anton KRAÏNI.



HOWE Julia Ward. Poétesse et philantrope américaine (New York, 27/05/1819 - New-Port, Rhode Island, 17/10/1910). Fille d'un banquier new-yorkais, elle consacra sa vie, avec son mari le Dr S. Grindley HOWEn à des causes humanitaires comme l'antiesclavagisme, la réforme des prisons, le féminisme.

Elle se fit connaître par ses recueils poétiques, "Passion Flowers" (1854) et "Later Lyrics" (1866), mais elle reste surtout l'auteur de "Sex and Education" (1874) et "Modern Society" (1881), oeuvres qui traduisent ses préoccupations généreuses. Elle composa "The Battle Hymn of the Republic" (1862), l'hymne des troupes nordistes pendant la guerre de Sécession, ce qui lui valut la gloire du jour au lendemain.

Au total, elle écrivit une quinzaine d'ouvrages, dont une biographie célèbre, "Margaret Fuller" (1883).

Réf : (Dictionnaire des Femmes Célèbres. Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont. Paris 1992.)



HROTSWITHA (ou ROSWITHA DE GANDERSHEIM. Religieuse et poétesse allemande (Saxe, V. 935-v? 975). On sait peu de choses de la vie de cette religieuse du monastère bénédictin de Gandersheim, en Saxe, considérée par les historiens contemporains comme la représentante poétique du règne d'Otton 1er le Grand. Issue d'une famille noble, elle ntra très jeune au couvent et fut formée par la nonne Riccardie et par la soeur d'Otton 1er, Gerberge, épouse de Louis IV d'Outremer, qui fut l'abbesse de Gandersheim. Très vite, l'élève eut connaissance des textes antiques et se risqua à l'écriture.

Son premier recueil, "Les poésies latines", est tiré d'Evangiles apocryphes ou des transcriptions de légendes qui couraient sur le monde chrétien. Elles sont au nombre de cinq :

- "Histoire de la Nativité"
- "L'Ascension"
- "Le Martyre de Saint Gangolphe"
- "Le Martyre de Saint Pélage"
- "Chute et Conversion du diacre Théophile".

Ce dernier poème de 455 hexamètres, tiré d'un texte du moine byzantin EUTYCHES (Vème siècle) , est considéré par certains, comme un des archétypes poétiques de la légende de Faust.

Admiratrice de l'oeuvre de TERENCE, tout en déplorant son immortalité, elle tenta d'imiter son style pour "célébrer la louable chasteté des vierges chrétiennes", à quelques différences près : TERENCE écrivait des comédies en vers, elle en prose. On doit encore à HROTSWHITHA une grande oeuvre théâtrale, composée dans la solitude d'une cellule, et remarquable par sa naïveté et son humilité. Ses six drames : [i]

- " Gallican"
- "Dulcis"
- "Callimaque"
- "Abraham"
- "Paphuce"
- "Sagesse"


furent rassemblés et publiés par Conrad Celtis en 1501, à Nuremberg. Mais elle est également l'auteur de : "Fondation du monastère de Gandersheim" ainsi que d'un fragment épique de 1.500 vers , "La Geste d'Otton 1er, empereur."

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont; 1992
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Message par andré » mer. 18 avr. 07, 12:11

I

INBER Vera Mikhaïlovna. Poétesse soviétique (Odessa, 1890 - Moscou, 1972). Fille d'intellectuels, elle vécut de 1901 à 1914 à Paris où elle publia son premier recueil poétique "Vin triste" (1914). Ses poèmes, d'un lyrisme intimiste parfois ironique et d'une inspiration épique, connurent un immense succès. "Joie amère" (1917) et "Les mots périssables" (1922) parurent à Moscou, où Vera Inber s'était installée. Elle fit partie quelques temps du Centre littéraire des constructivistes. Devenue journaliste, elle partagea sa vie entre Paris, Bruxelles et Berlin, de 1924 à 1926. En 1928, elle publia son autobiographie, "Une place au soleil", témoignage irremplaçable sur l'intelligentsia d'avant la révolution d' Octobre et sur ses efforts pour se conformer à la ligne du pouvoir soviétique. Elle est aussi l'auteur d'un essai, "L'Amérique à Paris" (1929), et d'un célèbre poème, "Le Méridien du Poulkovo" (1943). Résidant à Léningrad (Saint-Pétersbourg) pendant la guerre, elle a évoqué le siège de la ville par les Allemands dans "L'Âme de Léningrad" (1942) et dans son journal, "Presque trois ans" (1946). Ses poèmes pour enfants ont connu, et connaissent toujours, beaucoup de succès dans son pays.


IZUMI SHUKIBU Poétesse japonaise (X-XIe siècle). Fille du gouverneur d'Echizen, elle épousa vers 995 Tachibana-no-Michisada, gouverneur de la province d'Izumi (d'où le nom qui lui fut donné, les historiens n'en connaissent pas d'autres). Elle eut une fille en 997, future poétesse. Très tôt séparée de son mari, elle devint la maîtresse du prince impérial Tameckata (977-1002) et, à la mort de ce dernier, celle de son frère cadet Atsumichi : la liaison dura plusieurs années. Puis elle finit par épouser Fujiwara-no-Yasumasa, gouverneur de la province de Tango, où il semble qu'elle se soit rendue en 1005. Revenue à Kyoto, elle devint dame de compagnie de l'impératrice Akiko (1008) et mena sans doute la même vie que Murasaki Shikibu et Sei Shönagon. Son oeuvre, un recueil de poèmes en sept volumes, est considérée comme l'une des plus remarquables du Japon ancien. Elle y relate l'histoire de sa passion avec le jeune prince Atsumichi dans des vers frais, francs, lucides et délicats d'où la violence n'est pas absente, dévoilant une nature ardente et sensuelle, incapable de réprimer les élans de son coeur. Elle est également l'auteur d'un célèbre journal "l'Izumi Shikibu".

Réf : Dictionnaire des Femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont. 1992.



J

JEFIMIJA. Princesse et poétesse serbe (V. 1349 - apr.1404). Elle fut élevée à la cour serbe où elle vécut avec son époux et se retira dans un couvent lorsqu'elle fut veuve. Elle écrivit alors, en 1399, un poème en vers, Louange du prince Lazar (un de ses parents) qu'elle broda sur de la soie. Dans ce poème, elle évoque le sort de son peuple vaincu à Kossovo.


K

KARSCH Anne-Louise, née Dürbach (dite "la Karschin"). Poétesse allemande (près de Schwiebus, 1722 - Berlin, 1791).D'une famille modeste de paysans silésiens, elle épousa en secondes noces un tailleur.

Ses vers sur les victoires de Frédéric II le Grand, où l'on vit la manifestation authentique du génie allemand, firent sensation. Johan Herder, Lessing et Klopstock la célébrèrent comme "la nouvelle Sapho" ; l'écrivain Lavater en fit le sujet d'un de ses portraits "physiognomoniques". Elle inspira un grand amour au poète Wilhelm Gleim, dont l'influence sur la jeune génération fut profonde.

La célébrité de "la Karschin" fut telle qu'on lui érigea un monument de son vivant, et que le roi Frédéric-Guillaume II lui fit construire une maison à Berlin. Elle mourut cependant dans l'oubli. Klenke l'immortalisa en écrivant La Karschin en 1853.
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Message par andré » sam. 21 avr. 07, 9:40

L

LABÉ Louise. Poétesse française (près de Lyon, v. 1524 - id., 1556). Son père, Pierre CHARLY ou CHARLIN, dit LABÉ, était un riche cordier. Ardente et passionnée, aimant les armes et les chevaux autant que les langues (elle parlait parfaitement l'italien et l'espagnol) et la lecture, on a dit qu'elle avait combattu les Espagnols au siège de Perpignan en 1542, pour suivre l'homme qu'elle aimait. Rien ne le prouve, pas plus que la légende qui assure qu'elle participa à un tournoi à Lyon devant le roi HENRI II. En 1540, elle avait épousé Ennemond PERRIN, maître cordier, d'où son surnom de la Belle Cordière.

Lyon était alors un centre intellectuel de premier ordre, ouvert aux influences italiennes. Louise LABÉ réunit autour d'elle tout ce que la ville comptait d'esprits cultivés : Pontus de THYARD, Peletier du MANS, Maurice SCEVE, fondateur de l'académie de Fourvières. Par leurs louanges, ils achevèrent de rendre Louise légendaire : BAÏF fut le plus délicat de ses adorateurs :

[center] Ô ma belle rebelle
Las ! que tu es cruelle...
[/center]

CALVIN aussi parla d'elle, mais pour en médire : ""Pour les réformateurs elle avait la réputation d'être une courtisane."

Nous connaissons ses amours pour Olivier de MAGNY, qui vanta sa bonne fortune dans une Ode à sire Aymon en se moquant de l'époux trompé. Cependant, Louise LABÉ a accédé à la postérité pour son oeuvre et non pour sa beauté et ses amours. Elle rédigea deux textes en prose, "Epître dédicatoire[i] et un "[i]Débat de folie et d'amour", publiés dans ses "Oeuvres" 1555) où elle revendique le droit pour les femmes "non en beauté seulement, mais en science et vertu d'égaler les hommes", et celui "d'élever un peu leur esprit par-dessus leurs quenouilles".

Elle est également l'auteur de trois élégies, et de vingt-quatre sonnets d'une inspiration aussi moderne que ceux de ses deux illustres contemporains, RONSARD et Du BELLAY. L'amour en est le thème central : toutes les femmes amoureuses y gémissent par sa voix. Ces vers évoquent avec fraîcheur, spontanéité et talent l'amour physique, l'amour en songe, les larmes et le désespoir :

[center]"Je vis, je meurs, je brûle et je me noye,
J'ai chaud extrême en endurant froidure,
J'ai grands ennuis entremêlés de joie...
[/center]

Réf : G. Guillot, Louise Labé, Seghers, 1962;
P. Ardouin, L'amour à Lyon au temps de la Renaissance, Nizet. 1981.




LAZARUS Emma. Poétesse américaine (New York, 22 juin 1849 - id., 19 novembre 1887) Le nom d'Emma LAZARUS est immortalisé par le sonnet gravé sur le piédestal de la statue de la Liberté où elle chante son amour des Etats-Unis, refuge des opprimés (1886).

Elle fut l'auteur de "Admetus and Other Poems" (1871), "Alide" (1874], roman inspiré de la vie de GOETHE, et surtout de "Songs of a Semite" (1882), comprenant le drame poétique "The Dance to Death", qui conte l'histoire des Juifs de Thuringe au XIIème siècle et constitue une réponse à la persécution de son peuple en Russie.

Elle publia encore "Bt the Waters of Babylon" (1887). Elle a traduit en américain des poèmes de HEINE, "Poems and Ballads of Heinrich HEINE" (1881). Son eouvre poétique complète fut publiée après sa mort, en 1889.

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed.Robert Laffont 1992.


LI CH'ING-CHAO. Poétesse chinoise (Tsinan, Shantung, 1801,-apr.1140) Mariée à un étudiant de l'Académie impériale, elle s'enfuit dans le Sud avec lui, devant l'invasion mandchoue. Tant qu'il fut auprès d'elle, elle écrivit des poèmes charmants et tendres. Mais il dut rejoindre son poste, et le chagrin de la séparation inspira à la jeune femme ses oeuvres les plus belles dans le difficile genre "ts'eu".

Devenue veuve à quarante ans, elle écrivit encore des pièces poétiques où l'expression de sa douleur semble gênée par la trop stricte prosodie classique. Il ne reste plus d'elle, aujourd'hui, qu'une dizaine de poèmes, réunis sous le titre "Recueil de Jade pur" :

[center]Je cherche, je cherche,
Seule, toute seule,
Triste, toute triste,
Les oies sauvages passent,
Blessant mon coeur.
[/center]
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Opaline
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Message par Opaline » sam. 21 avr. 07, 12:22

Mais il y en a eu beaucoup finalement ! :fou:

Pour le moment j'en ai répertorié 214 ; mais je ne citerai que les plus connues en évitant aussi celles qui ont laissé plus de traces par leur prose que par la poésie. Puis, je ferai un topic uniquement consacré à la poésie féminine, car il faut avouer que, même dans les anthologies, on ne leur réserve qu'une toute petite place, alors que certaines d'entre elles ont commis des oeuvres majeures dignes des plus grands de leurs homologues masculins.

Excellente journée à toi et :kiss:

ANDRÉ

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Message par andré » mar. 24 avr. 07, 9:49

M

MANSOUR Joyce, née ADES. Poétesse égyptienne d'expression française (Bowden, Angleterre, 25 juillet 1928 - Paris, 27 août 1986). Amie des surréalistes, elle fut révélée par "Cris" (1954), poèmes d'un ton entièrement nouveau, dont les thèmes sont Eros et Thanatos, mêlés en une seule obsession.

Avec "Déchirures" (1955), son style devient baroque et exprime le sentiment de métamorphoses inquiétantes. Les poèmes qui composent "Rapaces" (1960) sont comme soulevés par une férocité allègre mais, à partir de "Carré blanc" (1966), ses textes, autrefois courts et mordants, deviennent de longs monologues incantatoires au rythme haletant. Dans "Les Damnations" (1966), recueil dédié à André BRETON qui venait de mourir, Joyce MANSOUR se dit "possédée" par "le désir du désir sans fin".



MARIE STUART. Reine D'Écosse et reine de France. (Linlithgow, 1542 - Fotheringay, Northamptonshire, 1587) Fille de Jacques V d'Écosse et de Marie de GUISE. Devenue reine de France par son mariage avec FRANÇOIS II, le 24 avril 1558 - elle avait alors seize ans -, fit une impression extraordinaire à la cour par sa grâce, sa gentillesse, son érudition et sa beauté. BANTÔME, en ses Dames galantes, porte témoignage d'un véritable engouement pour la "reinette". Elle connût RONSARD et Du BELLAY. Son mari décéda après une année de règne, le jour des dix huit ans de Marie STUART qui venait de perdre sa mère. Elle porta alors le deuil blanc et dut regagner l' Écosse malgré ses pleurs. Elle composa ces vers :

[center]Adieu, plaisant pays de France
Ô ma patrie
La plus chérie
Qui a nourri ma jeune enfance
Adieu France, adieu mes beaux jours.
[/center]

Mais Marie composa onze sonnets et un sizain, en français, en gage d'amour à son amant le comte de BOTHWELL, qu'elle épousa après qu'il eut tué Henry STUART, comte de DARNLEY, son second mari. L'histoire de ces poèmes, et surtout de leur destinée est assez chaotique. Après les avoir enfermés dans une cassette d'argent, un cadeau de son premier mari, le roi de France FRANÇOIS II, Marie les remit à BOTHWELL. Mais le fils de ce dernier, JACQUES VI d'Écosse, devenu peu après roi d'Angleterre sous le nom de JACQUE Ier, les fit détruire.

Heureusement, une copie de ces sonnets fut conservée à la bibiothèque de Cambridge, et c'est ainsi que V.-L. SAULNIER, en 1952, en fit une édition, reprise ensuite la même année par Jacques HAUMONT, puis par Maurice RAT dans la biographie de la reine Marie qu'il publia chez BREPOLS, à Bruxelles, en 1959.

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed.Robert Laffont 1992.

ARLEA "onze sonnet et un sizain. 2004". Diffusion Seuil.




MARIE DE FRANCE. Poétesse française (seconde moitié du XIIIe siècle). On ne sait rien de celle qui fut la première de nos poétesses, sauf son nom et son pays d'origine. Son nom lui vient d'un de ses vers

[center]Marie ai nom, si sui de France.[/center]

On ignore même quel était son rang. Elle vécut sans doute un temps à la cour d'HENRI II d'Angleterre, puisqu'elle lui dédia ses Lais. Fut-elle abbesse de Barking ou de Shaftesbury ? Princesse anglaise de sang royal ? Simple bourgeoise ? Faut-il l'identifier à Marie de CHAMPAGNE ou à Marie de CONPIEGNE ? Ce qu'on peut avancer sans grand risque d'erreur, c'est qu'elle était Normande, contemporaine de Chrétien de TROYES, et qu'elle écrivait entre 1160 et 1190 des oeuvres qui s'adressaient sans doute à des personnages du temps de HENRI II

On a conservé d'elle trois ouvrages : Les Lais écrits avant 1167), Les Fables (1180) et L'Espurgatoire de saint Patrice (après 1180) MARIE DE FRANCE fut célèbre en son temps, puisque ses LAIS furent traduits en Scandinavie sous le titre de Strengleiker, puis en norvégien au XVe siècle. Son oeuvre tomba ensuite dans l'oubli et ce ne fut qu'au XVIIIe siècle qu'on la redécouvrit.

Ces oeuvres reprennent des légendes d'origine celtique et de tradition orale. Elle fit preuve d'une grande finesse psychologique, d'une culture étendue, et d'un sens étonnant des symboles Dans ses Lais le "chèvrefeuille, qui est un épisode de la légende galloise de TRISTAN, renferme un vers célèbre du héros à ISEULT :

[center]Ni vous sans moi, ni moi sans vous.[/center].

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed.Robert Laffont 1992.
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Message par andré » jeu. 26 avr. 07, 17:33

M

MILLAY Edna Saint-Vincent. Poétesse américaine (Rockland, Maine, 22/02/1892 - Austerlitz, New York, 19/10/1950). Diplômée de Vassar College en 1917, elle publia son premier volume de poèmes la même année :"Renascence and Other Poems." D'emblée, sa virtuosité technique, sa fraîcheur et sa soif de beauté étonnèrent et plurent. Elle confirma ses donc avec "A few figs from Thistles" (1920], qui l'imposa comme une femme nouvelle, à la fois romantique et cynique à travers des poèmes comme "The Pinitent" et "My Candi Burns at Both Ends".

De nombreux autres livres de poésie suivirent dont "The Provincetown Players" et "Two Slatterns and a King" (1921). Après sa mort, soixante-six poèmes posthumes ont été publiés sous le titre : "Mine the Harvest" (1954) ainsi que sa "Correspondance" (1952) et l'ensemble de ses poèmes réunis dans : "Collected Poems" (1956).

Edna MILLAY avait épousé, en 1923, un homme d'affaires, Eugen BOISSEVAIN. Elle a influencé toute une génération de poètes.


MIRABAI. Poétesse hindoue mystique (XVe-XVIe siècle). Princesse du Mewar, elle naquit dans une famille aristocratique du Rajasthan, dans le nord-ouest de l'Inde. Mariée au roi d'Udaïpur, elle ne tarda pas à décevoir son mari, plus préoccupée qu'elle était de religion que de mondanités. Devenue disciple d'un gourou dont l'origine sociale faisait scandale, elle se trouva en butte aux persécutions de l'entourage de son époux. Il semble qu'elle ait dû alors s'enfuir de la cour d'Udaïpur pour se réfugier dans les collines du Vrindâvan (terre sainte du krishnaïsme, près de Mathurâ). Elle y mourut à un âge avancé après avoir composé sa vie durant de simples et fervent pada ou pad, courts poèmes comportant un refrain et destinés à être chantés avec ou sans accompagnement musical sur l'un des modes mélodiques traditionnels.

Ecrits en langue hindie (plus précisément en dialecte brâj, les cantiques en l'honneur de Krishna sont encore aujourd'hui très populaires et alimentent la dévotion krishnaïste.


MISTRAL Gabriela (Lucila Godoy Alcayaga, dite). Poétesse chilienne (Vicunia, 1889 - Hempstead, New York, 1957). Fille d'instituteurs, elle eut une enfance assombrie par l'alcoolisme de son père. Institutrice rurale, elle devint professeur puis directrice d'école. C'est dans l'école villageoise de ses débuts, bercée par la beauté sauvage des Andes, qu'elle commença à écrire.

En 1908, elle publia quelques articles dans la Voz de Elqui. Une seule aventure amoureuse marqua sa vie, et lorsque son fiancé se suicida en 1909 (elle l'aimait depuis l'âge de seize ans) elle écrivit deds vers déchirants d'une simplicité bouleversante, Sonetos de la muerte (1915), qui la rendirent célèbre en Amérique latine. En 1922, l'Institut hispanique de New York fit paraître une édition de l'ensemble de ses poèmes, Desolacion] (1922), recueil pathétique aux accents sublimes, où domine, non pas la douleur et l'injustice, mais l'espérance. Le livre eut un succès considérable. Elle fut appelée à diriger une mission pédagogique au Mexique la même année, et elle fonda une école qui porte son nom.

MISTRAL avait choisi son pseudonyme par admiration pour le grand poète français de langue d'Oc. Elle reçut, en 1945, le prix Nobel de littérature qui, pour la première fois, était décerné à un écrivain hispano-américain. Cette consécration la révéla au monde entier. En 1951 le Chili lui décerna le "Prix National.

Son dernier recueil, Lagar qui chantait sa résignation devant la mort fut publié en 1954. Atteinte d'un cancer du pancréas, elle s'éteignit à l'hôpital de Hempstead. On lui doit, outre les oeuvres citées, une "Vie de saint François d'Assise".

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed.Robert Laffont 1992.
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Message par andré » ven. 27 avr. 07, 11:14

M

MOORE Marianne Craig. Poétesse américaine (Saint Louis, Missouri, 15 novembre 1887 - New York, 5 février 1972). Elevée par un grand père presbytérien, Marianne MOORE, lorsqu'elle était jeune fille, n'avait aucune intention de devenir écrivain. Elle pencha un moment pour la médecine, puis finit par obtenir un diplôme de lettres au Bryn Mawr College (1909). Professeur de sténographie à l'école du gouvernement à Carlisle pendant quatre ans, elle fit un voyage en Europe en 1911. Revenue aux États Unis, elle occupa un poste à la Bibliothèque de New York avant de fonder une revue littéraire Tge Dial, qu'elle dirigea de 1925 à 1929. Ses premiers vers parurent en 1915 dans la revue du groupe des imagistes anglais, The Egoist. Edités à son insu en 1921, Poems parurent en 1924 aux États Unis en même temps qu'Observations. Suivirent Poèmes choisis avec une introduction de T.S. ELIOT.

Elle a publié également Le Pangolin et autres vers (1936), Il y a combien d'années ? (1941), Toutefois, (1944), Quelques poèmes (Prix Pullitzer de poésie, 1952), une traduction des Fables de LA FONTAINE, Comme un rempart (1957, Tell me, Tell me (1966).

Ses Poèmes complets (1967) rassemblent tous les textes qu'elle souhaitait préserver. Assez hermétiques ses vers demandent au lecteur une attention soutenue, un engagement total et sans réserve. T.S ELIOT, dans sa Préface de 1935, salue Marianne MOORE comme un "Poète métaphysique" considérant son oeuvre comme plus descriptive que lyrique ou dramatique
.



N

NEGRI Ada. Poétesse et romancière italienne (Lodi, 3 février 1870 - Milano, 11 janvier 1945). Elle fut élevée dans la loge de concierge de sa grand-mère, et c'est à peine si sa mère, simple ouvrière, parvint à lui faire suivre des études.

Elle devint, pourtant, institutrice dans un village perdu de Lombardie, et publia son premier recueil de vers, Fatalità (1892), obtenant un succès immédiat. Son deuxième recueil, Tempeste (1895] confirma son talent fait d'un lyrisme véhément. Elle abandonna l'enseignement et se fixa à Milan où elle se maria. Puis après avoir donné naissance à une fille elle se sépara de son époux et s'installa en Suisse. C'est là qu'elle s'épanouit et écrivit la plupart de ses oeuvres, comme Maternità (1904] Dal Profonda (1910] et Esilio (1914]. Toutes ces oeuvres expriment la douleur intense d'une femme déçue.

Ses plus beaux poèmes d'amour figurent dans son livre : Le Livre de Mara (1919). En 1940, son élection à l'Académie d'Italie consacra officiellement son talent de poétesse féministe, oscillant entre un socialisme humanitaire et une psychologie intimiste.


NOAILLES Anna de, née princesse Bibesco-Brancovan. Poétesse française d'origine roumaine (Paris, 1876 - id., 1933). Elle commença à publier des recueils de poèmes après son mariage avec le comte Matthieu de NOAILLES et obtint une célébrité qui ne se démentit pas dès la parution du Coeur innombrable (1901].

Elle a chanté l'amour et l'angoisse de la mort dans des vers sensuels et sensibles éloignés de tout intellectualisme : L'Ombre des jours (1902), Les Forces Éternelles (1920).

Personnalité très en vue du monde littéraire de son temps, elle eut une liaison amoureuse et amicale avec Maurice BARRÈS qui s'acheva tragiquement par le suicide de Charles DEMANGE, neveu de l'écrivain, qu'elle avait séduit. Elle a publié ses Mémoires sous le titre Le Livre de ma vie. (1924)

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont. 1992

J. Cocteau, "La Comtesse de Noailles. Ed. Perrin, 1963.
F. Broche, "Anna de Noailles : un mystère en pleine lumière. Ed. Robert Laffont. 1989.



NOËL Marie (Marie Rouget, dite). Poétesse française (Auxerre, 1883 - id., 1967). Fille d'un universitaire incroyant, devenue ardente catholique, elle fit ses études au Lycée d'Auxerre et obtint son brevet supérieur. Sans avoir jamais quitté l'ombre de sa cathédrale, elle s'acquit une réputation universelle et fut saluée comme le poète par excellence par les plus grands , d'Anna de NOAILLES à COLETTE, d'ARAGON à MAURIAC et de GAULLE.

MONTHERLANT, peu prodigue d'éloges, parla même à son propos de génie. Ses principaux recueils de poésie sont : Les chansons et les Heures (1920), Le Rosaire des joies (1930), Les chants de la merci (1930), Chants et psaumes d'automne (1947), Chants d'arrière-saison (1961).

Ses Notes Intimes (1959), longtemps gardées secrètes et publiées sur le conseil de son vieil ami l'abbé MUGNIER, furent traduites dans le monde entier ; elles constituent la plus émouvante des confessions et l'une des grandes oeuvres de la littérature mystique d'aujourd'hui.

Parmi ses oeuvres, citons encore : Le Jugement de Don Juan (1955), Contes (1945), La Rose rouge (1960), Le Cru d'Auxerre (1967).

Marie NOËL fut également une très douée musicienne qui porta en musique plusieurs de ses oeuvres. En 1962, le Grand Prix de Poésie de la Société des Gens de Lettres et le Grand Prix de poésie de l'Académie française ont couronné son oeuvre.

Réf : H. Gouhier , "Le Combat de Marie Noël". Paris 1971.
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Message par andré » mer. 02 mai 07, 18:41

O


ONO NO KOMACHI. Poétesse japonaise (834-880). Grande dame de la cour, elle était si belle et si talentueuse qu'elle apparut dans des légendes et des pièces de théâtre. En 922, lorsque des lettrés établirent sur l'ordre de l'empereur DAIGO, le "Koshinshu", recueil des meilleurs poèmes parus depuis cent cinquante ans, elle y figura comme l'un des "six génies" de la poésie avec plusieurs de ses "tanka"

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont. 1992.




P

PAVLOVA Karolina Karlovna. Poétesse russe (Jarslavi, 1807 - Dresde, 1894). De père allemand elle devint la femme d'un littérateur russe célèbre de l'époque, Nikolaï PAVLOV, et tint l'un des salons les plus brillants de Moscou.

Sa personnalité n'y était pas étrangère : épouse malheureuse mais femme d'un grand charme et poétesse de surcroît, elle fascinait et inspira un profond amour au poète polonais Adam MICKIEWICZ. C'est surtout à partir de 1838 qu'elle s'adonna à la poésie. Son esthétique la situe entre POUCHKINE et VENETINOV, et elle passe pour la principale poétesse russe avant l'avènement de Zinaïda HIPPIUS. Dans des vers faciles et simples, très féminins, elle évoque sa propre vie, ses nombreux voyages à l'étranger ; l'Italie, notamment, lui inspire de beaux vers.

Elle s'imposa surtout avec des poèmes à caractère politique : "Dialogue au Trianon" (1848), où MIRABEAU et CAGLIOSTRO s'affrontent dans un dialogue imaginaire, le second tentant de prouver à l'apôtre de la révolution que tous les rêves de liberté sont voués à l'échec à cause de l'homme lui-même et de sa nature servile.

Karolina PAVLOVA fut aussi une traductrice réputée : elle a fait connaître aux Allemands des poètes russes tels que YAZILOV, KHOMIAKOV et LERMONTOV.

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont. 1992.




R

ROSSETTI Christina Georgina. Poétesse anglaise (Londres, 1830-id., 1894). Elle était la plus jeune soeur, et la plue douée, du poète Dante Gabriel ROSSETTI et de l'homme de lettres et critique d'art, William Michael ROSSETTI. Elevée à la maison, elle reçut la même éducation que ses frères et participa à la rédaction des journaux familiaux de leur enfance.

Une santé fragile l'obligea à mener une vie calme. Fiancée au peintre préraphaélite James COLLINSON, anglicane sévère, elle rompit avec lui lorsqu'il se convertit au catholicisme en 1850. Lyrique, mystique et visionnaire, elle composa des sonnets d'une pureté et d'une perfection exemplaires. Elle les fit paraître dans des revues dès 1850, et c'est en 1862 qu'elle publia son premier recueil : "Goblin Market and Other Poems" suivis par "The Prince's Progress and Other Poems" (1866), puis "Sing Song, a Nursery Rhyme Book" (1872). "A Pageant and Other Poems" (1881). Puis "Times Flies : a Reading Diary", paru en 1885,est formé de 365 courts textes en prose, correspondant à chaque jour de l'année.

Les thèmes de ses poèmes sont l'amour malheureux, l'amour frustré, la résignation. Ce qui fit penser qu'elle nourrissait une passion pour Walter SCOTT qu'elle rencontra en 1847, alors qu'il était déjà marié.

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont. 1992.




S

SACHS Nelly. Poétesse allemande (Berlin, 18891 - Stockholm, 1970) Elle commença à écrire des vers dès son adolescence tout en rêvant de devenir danseuse. Etant issue d'une famille juive, l'arrivée des nazis au pouvoir fut pour elle une catastrophe. Ce n'est qu'en 1940 que, grâce à Selma LAGERLÔF, elle put quitter l'Allemagne et s'installer à Stockholm avec sa mère.

Elle publia son premier recueil, composé en partie au cours des années 30, "Dans les demeures de la Mort" (1947) où elle évoque de manière symbolique l'extermination de son peuple. Suivirent "Etoiles obscurcies" (1949) sur le même thème, "Elie, mystère des souffrances d'Israël" (1951), "Fuite et métamorphose" (1959), "Partir où il n'y a que poussière"[1961),"Nuit écarte-toi" (1970).

Elle est l'un des plus grands poètes juifs d'après les camps de concentration, et son oeuvre est intimement marquée par une expérience qu'elle n'a pas personnellement vécue. Elle obtint le Prix Nobel de littérature en 1966 avec l'écrivain israélien Samuel Joseph AGNON.

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont. 1992.



SALM-DYCK Constance Marie, née de THEIS, princesse De. Poétesse française (Nantes, 1767 - Paris - 1845). Celle qu'André CHENIER surnomma "La Muse de la raison" fit paraître ses premiers vers à la veille de la Révolution et se montra une poétesse prolixe jusqu'en 1835. Son ouvrage le plus connu porte le titre de : "Mes soixante ans", ou "Souvenirs politiques et littéraires" (1835), long poème qui retrace sa vie.

Elle avait épousé en 1789 M. PIPELET de LOURI. Après son divorce en 1799, elle se remaria, en 1803, avec le prince allemand de SAINT-DYCK.

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont. 1992.



SAPHO. Poétesse grecque (620 av. J.-C. - 565 av. J.-C). D'origine noble, elle fut la contemporaine et l'amie du poète ALCEE qui rêva de l'épouser. Exilée en Sicile avec lui et d'autres aristocrates de 607 à 590, pour des raisons politiques comme le prouvent les "marbres de Paros" qui relatent cette histoire, elle rentra dans sa cité de Mytilène (Lesbos) vers 570. Elle y anima une école que fréquentaient les jeunes filles de l'ïle où l'on pratiquait la poésie, la musique et le chant. On sait à présent, avec certitude, qu'elle avait trois frères, LARASCO, CHARAXOS et EURIGE.

Mariée à un personnage riche originaire d'Andros, elle aurait eu une fille, CLEIS. Un fragment de papyrus atteste qu'elle atteignit un âge avancé, mais rien ne le prouve, comme le prétend OVIDE dans son "Epitre de Sapho à Phaon" La légende souligne qu'elle se serait suicidée en se jetant du haut des rochers de Leucade.

Ses vers témoignent d'un amour ardent à l'égard de ses jeunes élèves : les amours de SAPHO n'étaiet pas condamnables à cette époque, à LESBOS, où se développait une certaine émancipation féminine, mais il furent jugés sévèrement par la postérité. L'évêque de Byzance fit détruire ses oeuvres en 1703. Toutefois, son renom de poète fut considérable. Les Anciens connaissaient d'elle neuf livres d'inégale longueur ; le premier comptait 1 320 vers, le huitième 136. Il ne reste plus, aujourd'hui, que 650 vers.

SAPHO composa des Odes, des Hymnes, de petits poèmes mythologiques et des épithalames. Elle créa des rythmes et des mètres nouveaux : la strophe saphique. Poète de l'amour et de la beauté, elle trouva d'admirables accents pour exprimer la passion qui dévore les êtres et qui s'empare des corps, pour dépeindre la jalousie qui ronge les coeurs.

Sa poésie fut imitée et traduite par de nombreux poètes latins : THEOCRITE, CATULLE, HORACE. PLATON la reconnait, quant à lui, comme la Dixième Muse.

Réf : J. Larnac et R. Salmon, "SAPPHO. Paris, 1934.
A. Weigall , "SAPHO De LESBOS. Payot. 1951.
A. Kristlov, "SAPHO, poète de Lesbos. Ed. de Flore. 1956.
E. Mora, "SAPHO". Flammarion 1960




SAUVAGE Cécile, dite "Poètesse de la maternité" née à la Roche-sur-Yon (1883 - 1927), mère d'Olivier Messiaen, compositeur, qu'elle éleva, selon lui, dans un "univers féerique". Elle vécut à Saint-Etienne.

Femme d'une grande discrétion, on connaît peu de choses d'elle, ainsi que sur sa vie privée.
Elle a écrit le recueil : "L'âme en bourgeon" lorsqu'elle attendait son fils.

Messiaen en était fier de sa mère. Il a écrit en 1991, la préface d'une réédition du recueil en question. Il a également enregistré des improvisations à l'orgue inspirées par ses poèmes. Il a confié "avoir été élevé dans un contexte féerique".

Cette digne émule de Marceline DESBORDES-VALMORE éleva ses enfants dans un contexte merveilleux, les incitant à apprivoiser l'art, comme elle se plaisait à dire.
.
C'est une poésie incarnée, touchante par sa simplicité et sa nudité, qui dit l'essentiel. Son oeuvre fut saluée notamment par le poète Henri POURRAT.


Si on s'en tient au sens exact du mot : poésie, c'est-à-dire au don de concevoir, sentir et exprimer les choses de façon particulière, en dehors de tout vain talent de rhétorique, Cécile SAUVAGE est vraiment la première femme poète de notre temps " affirmait Paul LÉAUTAUD.

Ses principales oeuvres sont : "Œuvres complètes" (14 février 2002) ; L'ame en bourgeon (1955) ;"Oeuvres : tandis que la terre tourne. l'âme en bourgeon. mélancolie. fumées. le vallon. primevère. fragments. pensées et extraits de lettres (1929) ; "Le vallon". poèmes. (1913)

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Message par andré » ven. 04 mai 07, 10:42

S

SODERGAN Edith. Poétesse finlandaise de langue suédoise (Saint Pétersbourg, 1892 - Raivola, Carélie, 1923). Morte de tuberculose à trente et un ans, elle a, néanmoins, révolutionné la poésie nordique avec cinq minces recueils qui lui ont valu le surnom de "Rimbaud" du Nord.

Nourrie de lectures désordonnées, enragée d'absolu, elle écrivit avec un génie spontané, ingénument iconoclaste, "Poèmes" (1916), "La Lyre de septembre" (1918), "L'Autel de roses" (1919], et "L'ombre de l'avenir" (1920). Puis elle choisit de se taire et de se convertir au catholicisme, déçue par l'inéquation entre son rêve démesuré et la réalité sordide. A la fois romantique, symboliste, baroque, nulle étiquette ne la définit vraiment.

Son génie poétique atteint son apogée dans son dernier recueil, paru après sa mort, "Le pays qui n'existe pas" (1925)

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont. 1992.



STORNI Alfonsina. Poétesse argentine (Sala Capriasca, près de Lugano, Suisse, 1892 - Mar del Plata, 1938). Issue d'une famille pauvre d'émigrants suisses, elle resta profondément marquée par la misère de son enfance et les difficultés de la vie. Elle est l'auteur d'une oeuvre poétique d'une grande maîtrise de forme, où elle révèle un tempérament ardent et une douloureuse inquiétude.

Ses principales oeuvres sont : "La Inquietud del Rosal" (1916), "El Dulce Dano" (1918), "Irremediablemente" (1919), "Languidez" (1920), "Ocre" (1925), "Poemas de Amor" (1026), "Mundo de Siete Pozos" (1934), et Mascarilla y Trébol" (1938).

Elle demeure l'un des grands noms de la poésie contemporaine. Elle eut une fin tragique : elle se suicida en 1938.

Réf : Dictionnaire des femmes célèbres, par Lucienne Mazenod et Ghislaine Schoeller. Ed. Robert Laffont. 1992.



T

TASTU Sabine Casimire Amable, née VOIART. Poétesse française (Metz, 1798 - Paris, 1885). A l'âge de quatorze ans, son poème "Le Réséda" la révéla à l'opinion. Elle devint célèbre avec "Les Oiseaux du sacre" (1825), puis avec "L'Ange gardien", contenu dans son recueil de "Poésies" (1826).

Poète élégiaque, elle fut influencée par "Les Méditations poétiques" de Lamartine, et se fit apprécier de Sainte-Beuve. Après avoir donné des poèmes historiques rassemblés sous le titre : "Chroniques de France", elle revint au lyrisme mélancolique avec ses "Poésies nouvelles" (1835). En 1840, son "Eloge de Madame de Sévigné" lui valut de remporter le prix de L'Académie des jeux floraux.

Un revers de fortune la réduisit à la pauvreté et l'obligea, pour subsister, à faire des traductions, à écrire des études historiques, des récits pour l'enfance et la jeunesse. Elle était mariée à un imprimeur de Perpignan, Joseph TASTU.



TSVETAÏEVA Marina Ivanovna. Poétesse russe (Moscou, 1892 - Elabuga, 1941). Elle commença à écrire et publier des vers avant Pasternak et Maiakovski, qui, plus tard, influença son oeuvre. Sa poésie fut d'abord marquée par l'empreinte du romantisme allemand, du chant populaire russe et par Pouchkine, que ses souvenirs nous présentent comme la découverte de sa vie.

Cela n'empêcha pas son oeuvre d'être profondément originale, comme le prouve son recueil Des deux livre, choix de poèmes tirés de deux livres antérieurs, l'Album vespéral (poésies des années 1910-1911) et La Lanterne magique (poésies des années 1912-1913). Elle émigra en 1922, et une série de recueils lui apporta la célébrité : "Verstes", "Poèmes à Block", "La Psyché", "Métier", "Après la Russie" (1928), où elle révèle un souffle puissant. Rentrée en Union Soviétique en 1939, elle se suicida lors de l'invasion allemande, deux ans plus tard.



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Message par andré » dim. 06 mai 07, 9:30

V

VILMORIN Louise Lévêque de. Ecrivain et poétesse française à qui l'on doit le fameux : "Je m'éditerai, tu m'éditeras" adressé à son éditeur Gaston Gallimard. (Verrières-le-Buisson, Essonne, 4 avril 1902 - id,. 26 décembre 1969. Issue d'une célèbre famille de grainetiers, elle vécut avec ses quatre frères et sa soeur une enfance heureuse et protégée dans la propriété familiale de Verrières. Ses frères lui inspirèrent, plus tard, son emblème : un trèfle à quatre feuilles dont la tige forme l'initiale de son prénom. Sa santé fragile la dispensa d'une scolarité rigoureuse : son intelligence suppléait aux connaissances qui lui faisaient défaut.

En 1933, André Malraux, convaincu de ses talents d'écrivain, lui suggéra : -"[i]Si vous vous ennuyez, évadez-vous en écrivant".
Ce qu'elle fit. L'oeuvre de Louise de Vilmorin est le reflet de sa nature, non de sa vie. Une nature inquiète (sa devise était : "Au secours"). C'est aux mots et à la façon ludique de les utiliser qu'elle érige son art. Son oeuvre principale, en poésie est L'Alphabet des Aveux (1955), ouvrage composé de sept poèmes en vers holorimes, de sept calligrammes, de poésies, de trois rébus poétiques, de douze palindromes, de fantaisies, etc...

Son élégance, son amour de la beauté, teintés de mélancolie, trouvent dans la poésie leur expression la plus accomplie. Elle publia Poèmes un recueil préfacé par André Malraux, l'ami de toujours, qui partagea la fin de sa vie.


W

WALKER Alice. Romancière et poétesse américaine (née en Géorgie en 1944). A l'issue de ses études à l'université Sarah Lawrence, en 1965, elle enseigna à Wellesley et Yale. Elle est l'auteur de différents romans qui ont toujours pour thème le peuple noir. Elle a également signé des oeuvres poétiques telles que Once (1968), qui traite du mouvement pour les droits civiques et de ses expériences de la vie en Afrique, des poèmes d'amour comme Horses make a Lanscape Look More Beautiful (1984). En 1973, elle a publié Revolutionnary Petunias, où elle retrace son enfance en Géorgie et sa carrière de militante noire dans le Nord, et enfin des nouvelles, des articles et des critiques.


WHEATLEY Phillis. Poétesse de langue anglaise (Afrique, 1735 - 1784). A l'époque de la traite des Noirs, elle se retrouva, alors qu'elle était enfant, sur le marché aux esclaves de Boston où un commerçant de la ville, John Wheatley, l'acheta. Le marchant et sa femme la traitèrent comme leur fille, lui donnèrent une instruction et encouragèrent son talent poétique.

En 1773, ils l'envoyèrent même à Londres, sous la conduite de leur fils, où ses poèmes, Poems on Various Subjects, Religious and Moral, parurent la même année avec une préface signée de plsieurs notables du Massachusetts certifiant que Phillis est bien l'auteur des poèmes signés par elle.

Si l'oeuvre est conventionnelle dans le style néoclassique au goût du jour, l'auteur, par son curieux itinéraire, n'en méritait pas moins une mention.



Y

YOSANO AKIKO. Poétesse japonaise (1878-1941). Fille d'un marchand d'Osaka, elle épousa le poète Yosano TEKKAN, fondateur en 199 du groupe de la Nouvelle Poésie. Elle devint l'âme de l'école littéraire formée autour de ce groupe et de ses revues : "Myôjô" (L'Etoile du matin), puis "Subaru" (La Pléiade).

Entre 1911 et 1914, elle voyagea en Europe avec son mari et se sentit inspirée par la France et lé poésie française. Dès son premier recueil de vers, où elle exalte son amour pour son mari, "Midare-gami" (Les cheveux en désordre), elle introduit dans la poésie japonaise un souffle nouveau de passion et de sensualité. Elle produira, par la suite, vingt autres recueils de poèmes.


Z

ZAPPI Faustina, née MARATTI. Poétesse italienne (Rome, 1679 -di., 1745). Elle régna sur la société littéraire de son temps et figure parmi les premiers membres de la famille académique de "L'Arcadie", sous le nom d'Aglauro CIDONIA.

L'une des meilleurs poétesses du XVIIe siècle italien, elle était, également, douée pour la musique et le chant. Veuve du poète G.B. ZAPPI, elle séjourna à Bologne, Imola et Venise, avant de retourner à Rome.

"Io non so comme a quest'età condotte" est le plus célèbre de ses sonnets inspirés par la douleur, l'amour et la mort.



ZAYAS Y SOTOMAYOR Maria de. Poétesse et romancière espagnole (1590-1660). Issue d'une grande famille madrilène, elle vécut à Saragosse. C'est là qu'elle publia des poèmes fort appréciés et des recueils de courtes nouvelles : "Novelas ejemplares y amorosas" (1637) et "Novelas y Saraos"[i] (1647) qui, s'ils eurent moins de succès, passèrent toutefois à la postérité.

SCARRON, notamment, s'en inspira largement pour alimenter son [i]"Roman Comique"
.

Auteur également d'une comédie "La Traicion en la mistal", Maria de ZAYAS Y SOTOMAYOR mérite son renom dans les lettres espagnoles pour le réalisme savoureux, l'érotisme de ses récits et la modernité de ses descriptions psychologiques.

FIN DE CE SUJET.
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