Petits poèmes érotiques.

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pascale

Re: Petits poèmes érotiques.

Message par pascale » ven. 27 mars 09, 20:51

Monsieur André, bonsoir et merci pour ces douces et chaudes lectures.

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Message par andré » sam. 28 mars 09, 11:35

pascale a écrit :Monsieur André, bonsoir et merci pour ces douces et chaudes lectures.
Je me suis toujours refusé à l'image de cette poésie rébarbative dans laquelle on a trop tendance à la situer. Mettre l'humour dans la poésie ou un brin de gaillardise permet de se rendre compte qu'elle est une littérature à part entière, et que tous ces "morceaux" qu'on ne nous apprend pas à l'école, bien entendu, grace au Net, peut lui redonner une seconde jeunesse, et, qui sait, peut être à la faire apprécier et aimer aussi davantage.

Un grand merci pour cet encouragement qui m'a beaucoup touché.

Excellent week-end. Et ma plus chaleureuse amitié poétique.

ANDRÉ
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Message par andré » sam. 28 mars 09, 11:35

MALLEVILLE

LA BELLE MATINEUSE

Le silence régnait sur la terre et sur l'onde ;
L'air devenait serein et l'Olympe vermeil,
Et l'amoureux Zéphyre affranchi du sommeil
Ressuscitait les fleurs d'une haleine féconde.

L'Aurore déployait l'or de sa tresse blonde
Et semait de rubis le chemin du Soleil ;
Enfin ce dieu venait au plus grand appareil
Qu'il soit jamais venu pour éclairer le monde,

Quand la jeune Philis au visage riant,
Sortant de son palais plus clair que l'Orient,
Fit voir une lumière et plus vive et plus belle.

Sacré flambeau du jour, n'en soyez point jaloux !
Vous parûtes alors aussi peu devant elle
Que les feux de la nuit avaient fait devant vous.

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Message par andré » lun. 30 mars 09, 11:05

Antoine De TORCHE (1635-1675)

Depuis cet heureux jour que vous futes ma femme,
Et que l'amour conclut un hymen entre nous,
Je sens je ne sais quoi dans l'âme
Qui me fait soupirer comme un mari jaloux.

Mais, charmante beauté dont mon âme est ravie,
En goûtant les plaisirs d'un commerce innocent,
Qu'il ne vous prenne point envie
De vous plaindre de moi comme d'un impuissant.

Si vous ne recevez qu'une joie imparfaite,
Je sais former des vœux pour vos charmans appas,
Et pour vous rendre satisfaite,
Je voudrais bien avoir ce que vous n'avez pas.

En esprit, en attraits, en mérite, en naissance,
Il est bon avec vous d'avoir tous ces rapports,
Ici le trop de ressemblance
Arrête nos desseins, et nos plus doux transports.

Pour trop vous ressembler, bien souhait je murmure
Ressembler car pour combler de biens notre société,
Il eut fallu que la Nature
Eut mis entre nous deux quelque inégalité.

Privez de doux plaisirs que l'Hymen se propose,
Nous allons endurer un tourment sans égal ;
Et sans une métamorphose,
Ma foi, je ne voy point de remède à ce mal.

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Message par andré » mar. 31 mars 09, 10:08

Jean RICHEPIN

TU DORS… ?

Tu dors ? Ce n'est pas vrai, folle, tu fais semblant
Tu sais bien que ton corps est plus rose et plus blanc
Quand il se laisse aller à cette nonchalance
Dans le hamac de soie où ma main te balance,
Tu sais que la langueur tranquille du sommeil
Te rend la peau plus fraîche et le sang plus vermeil,
Et que tes deux tétins, tandis que tu reposes,
Sont deux bouquets de lis et deux boutons de roses ;
Tu sais que tous ces fruits dont ta chair me régale,
Je ne puis les flairer sans avoir la fringale ;
Car tu sens mon désir dont le regard flamboie
Planer sur ton sommeil comme un oiseau de proie.

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Message par andré » mer. 01 avr. 09, 9:41

Théophile GAUTIER

À BOURGUEREAU

Dans un bosquet plein de mystère
La Baigneuse de Bouguereau,
Posant comme pour un clystère,
Montre son c.. au bord de l’eau.

L’attitude n'est pas vulgaire ;
Elle développe un contour
Commode pour l’apothicaire
Et plus commode pour l’Amour !

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Message par andré » jeu. 02 avr. 09, 11:25

Jean RICHEPIN

DECLARATION

L'amour que je sens, l'amour qui me cuit,
Ce n'est pas l'amour chaste et platonique,
Sorbet à la neige avec un biscuit ;
C'est l'amour de chair, c'est un plat tonique.

Ce n'est pas l'amour des blondins pâlots
Dont le rêve flotte au ciel des estampes.
C'est l'amour qui rit parmi des sanglots
Et frappe à coups drus l'enclume des tempes.

C'est l'amour brûlant comme un feu grégeois.
C'est l'amour féroce et l'amour solide.
Surtout ce n'est pas l'amour des bourgeois.
Amour de bourgeois, jardin d'invalide.

Ce n'est pas non plus l'amour de roman,
Faux, prétentieux, avec une glose
De si, de pourquoi, de mais, de comment.
C'est l'amour tout simple et pas autre chose.

C'est l'amour vivant. C'est l'amour humain.
Je serai sincère et tu seras folle,
Mon coeur sur ton coeur, ma main dans ta main.
Et cela vaut mieux que leur faribole !

C'est l'amour puissant. C'est l'amour vermeil.
Je serai le flot, tu seras la dune.
Tu seras la terre, et moi le soleil.
Et cela vaut mieux que leur clair de lune !




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Message par andré » ven. 03 avr. 09, 9:39

Lucie DELARUE-MARDRUS

PORTRAIT

Une clarté blanche en des habits sombres,
Des traits durs raillés par une douceur
D'yeux bleus, de cheveux presque sans couleur,
Ma garce blonde,

Des ordres jetés d'une voix de songe,
Une ouche fraîche au rire rouillé,
Un regard pervers mais jamais souillé
Par le mensonge,

Au rythme dansant de hanches flexibles
Un vice natif qui pleure et qui rit,
Impudique rêve et dernier grand cri
Vers l'impossible,

Un désir tout prêt pour toutes les belles
Ne pouvant finir qu'en se contentant,
Vérité d'un coeur qui, d'être inconstant,
Est seul fidèle,

Une coupe froide en laquelle abonde
Tout ce vin brûlant d'intime anarchie,
- Ma joie et mon mal, ma mort et ma vie,
Ma garce blonde !

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Re: Petits poèmes érotiques.

Message par andré » sam. 04 avr. 09, 9:18

Jean RICHEPIN

AU THEÂTRE

Nous n'étions pas au fond d'une baignoire obscure,
Mais en pleine avant-scène. Oh ! J'ai mal conservé
Dans ma mémoire si l'on jouait de l'herVé
ou du Donizetti : je n'en avais pas cure.

Nous nous tenions la main. Je sentais la piqûre
Du désir s'enfoncer dans mon coeur énervé ;
Et le désir croissait, de se voir observé.
Oh ! L'âpre volupté que le danger procure !

Nous aurions pu si bien nous embrasser chez nous,
Où j'aurais mis ton corps tout nu sur mes genoux
Pour te porter au lit comme un enfant qu'on couche.

Mais ici, c'était fou ! Tous ces yeux à l'entour !
Soudain je fis claquer mon baiser sur ta bouche,
Et ce baiser valait toute une nuit d'amour.

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Message par andré » dim. 05 avr. 09, 8:07

Michel-Nicolas BALISSON, Baron de ROUGEMONT (1781-1840)

LES BAISERS

Hier, je pinçais de la guitare.
Mon cousin admirait ma main ;
Pour la baiser il s'en empare ;
Moi, je la retire soudain.
En fille sage et bien apprise,
J'ai toujours cet avis présent,
Qu'il faut, de peur d'une surprise,
Savoir se retirer avant.

Mon cousin fit un peu la moue;
Puis, en se levant brusquement,
Il m'appliqua sur chaque joue
Deux baisers un peu lestement
Je fis semblant d'être sévère
Et, sachant à propos rougir,
Je lui montrai de la colère
Afin de cacher mon plaisir.

On eût dit, à mon air farouche,
Que rien ne pouvait m'apaiser,
Lorsqu'Armand me ferme la bouche
En la couvrant d'un long baiser.
C'est bien à tort que l'on répète
Que notre sexe aime à jaser ;
Je resterais cent ans muette
Au prix d'un semblable baiser.

En jouant, mon fichu s'envole,
Et mon cousin, fort peu décent,
Reste tout debout et se colle
Sur deux jumeaux qui n'ont qu'un an.
De mon corps une douce flamme
Embrasa le plus petit coin ;
Je n'aurais pas cru, sur mon âme,
Qu'un baiser pût aller si loin.

Le soir, vêtue à la légère,
Et quoiqu'il fît un peu de vent,
Je m'endormis sur la fougère ;
J'y fus surprise par Armand.
Hélas ! dans ce lieu solitaire,
Le fripon, en déterminé,
Me donne un baiser où mon père
Ne m'en avait jamais donné.

Pour échapper au téméraire,
Le lendemain, dans le vallon,
Je dormis les yeux, contre terre
Et les deux mains dessus mon front.
Je ris en le voyant paraître
Et je crus son espoir déçu...
Il s'approche, il me prend, le traître !...
Par bonheur, je n'en ai rien vu.
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Message par andré » lun. 06 avr. 09, 12:41

Jean RICHEPIN

Tes paroles ont des musiques cristallines.
Rien qu'à les écouter, que de fois j'ai joui !
Je pâme, les yeux clos, et presque évanoui,
Quand, pour me parler bas, dans le cou, tu t'inclines.

Ce n'est pas de ton souffle embaumant les pralines
Que je me grise alors ; c'est du ton inouï
Que tu mets dans un mot quelconque un simple oui.
Ta bouche a des façons de prononcer câlines.

Voilà ce qui me fait tous les sens engourdis.
Je t'écoute, mais sans savoir ce que tu dis,
Comme si tu parlais une langue inconnue ;

Je me laisse couler dans l'extase ; et je sens
Une invisible main passer sur ma peau nue,
Car tes paroles mêmes ont des doigts caressants.

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Message par andré » mar. 07 avr. 09, 12:27

Marie-Catherine DESJARDINS de VILLEDIEU (1632-1683)

JOUISSANCE

Aujourd'hui dans tes bras j'ai demeuré pâmée,
Aujourd'hui, cher Tirsis, ton amoureuse ardeur
Triomphe impunément de toute ma pudeur
Et je cède aux transports dont mon âme est charmée.

Ta flamme et ton respect m'ont enfin désarmée ;
Dans nos embrassements, je mets tout mon bonheur
Et je ne connais plus de vertu ni d'honneur
Puisque j'aime Tirsis et que j'en suis aimée.

O vous, faibles esprits, qui ne connaissez pas
Les plaisirs les plus doux que l'on goûte ici-bas,
Apprenez les transports dont mon âme est ravie !

Une douce langueur m'ôte le sentiment,
Je meurs entre les bras de mon fidèle Amant,
Et c'est dans cette mort que je trouve la vie.


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Re: Petits poèmes érotiques.

Message par andré » mer. 08 avr. 09, 10:09

Jean RICHEPIN

UNE FANTAISIE

C'est toi qui l'as voulu. Tu faisais ton devoir
De femme curieuse, et ton désir de voir
Etait si fort que j'ai cédé, petite folle.
Comme un saint fatigué du poids de l'auréole
Qui voudrait dans l'enfer se promener un peu,
Comme un enfant gâté qui joue avec le feu,
Il te plaisait d'entrer au coeur de la fournaise
Où le Paris viveur fait la noce à son aise
Et c'est pourquoi je t'ai conduite sans ennui,
Dans un de ces cafés ouverts toute la nuit,
Où rôde sur le gras velours d'une banquette
La Prostitution comme une chienne en quête.
Le gaz, le ruolz (1) clair, les cristaux découpés,
Mêlaient leurs flamboiements aux fumets des soupers ;
Tout chantait, les baisers, le champagne, la soie,
Les bijoux, les louis ; et tu connus la joie
D'être servie, au bruit grisant du bacchanal (2)
Par un garçon pressé, bouffi, glabre et banal.
Quelle drôle de chose est une Parisienne !
Dans ce milieu nouveau tu semblais une ancienne.
Avec un tact exquis tu t'étais sans façon,
Pour ne pas détonner, mise au diapason,
Malgré le luxe moins voyant de ta toilette,
Malgré l'enroulement d'une chaste violette,
Et le bon goût des fleurs qui semaient ton chapeau,
Tu sentais la débauche et portais à la peau ;
Si bien qu'en te voyant les coudes sur la table,
Rieuse, le tient chaud et l'air peu respectable,
J'ai mené notre amour, les prunelles en feu,
Achever le dessert dans un cabinet bleu.



(1) alliage de métaux
(2) tapage festif - emprunté au latin bacchanal : "lieu où l'on célèbre les mystères de Bacchus"


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Re: Petits poèmes érotiques.

Message par andré » jeu. 09 avr. 09, 11:45

Pierre TOURNEMINE

THOMAS ET LISETTE

Piron plus gai que délicat,
Sans nul préliminaire,
Dit partout qu'un chat est un chat.
Moi, je suis plus sévère.
Souvent un seul mot
En dit beaucoup trop;
Mais qu'un gaze fine,
Sans cacher les traits,
Voile les portraits,
Le reste se devine.

Lisette aimait le beau Thomas,
La chose est naturelle.
Thomas était joli garçon, avait su lui plaire;
Mais, sages tous deux,
Chacun sent fort bien
Que, chez leurs pèr's et mères,
Ils ne pouvaient pas,
Par rapport aux mœurs...
Le reste se devine.

Cependant, suivez-bien le fil
De cette triste histoire.
Thomas, revenant du hameau,
Aux champs surprit Lisette.
Soudain, chapeau bas
Et fort poliment,
Il lui tint ce langage:
"M'aimes-tu toujours?"
Lisette dit: "Oui."
Le reste se devine.

Ils avaient fort longtemps bavardé
Sur la verte fougère
Et l'eau qui tomba par torrents
Les surprit dans la plaine.
Lors, pour mieux courir,
Lisette troussa
Ses jupons et sa robe;
Puis, prenant la main
De l'heureux berger,
Le reste se devine.

Il n'était pas encor très tard,
Ce qui fut bientôt cause
Que, lorsque la belle rentra,
Ses parents l'aperçurent.
Las! en quel état
L'amoureux Thomas
Avait-il mis la belle!
Son œil était vif,
Son cœur était gros,
Le reste se devine.

Après avoir examiné
La tremblante bergère,
Sa mère lui dit: "Se peut-il?
Il n'est donc plus de doute?
Vos bas sont salis,
Vos jupons fripés,
Votre marche est gênée,
Vos yeux sont brillants,
Votre dos est vert...
Le reste se devine"

La fillette allait s'excuser
Quand le père, en colère,
Se lève de contre le feu
Et dit, cassant sa pipe:
"Ah! je n'y tiens plus.
C'est un peu trop fort!
Sors d'ici, malheureuse"
Puis, armant son bras
D'un manche à balai,
Le reste se devine.

Sans se le faire répéter,
La tremblante bergère,
Au troisième coup de balai,
S'enfuit à toutes jambes.
Dans son désespoir,
Passant sur un pont
Elle eut assez de force
Pour prier le ciel;
Et, du parapet,...
Le reste se devine.

Dieu l'écouta probablement
Puisque, par un miracle,
Thomas se trouvait près du pont
Qui pêchait à la ligne.
La voyant tomber,
Plus prompt que l'éclair.
Il se jette et fend l'onde.
Saisit son jupon
Et, par ce moyen,...
Le reste se devine.

Les parents sentirent alors
Qu'à moins d'être fort bêtes
Ils devaient unir les amants
Si bien faits l'un pour l'autre.
Bientôt le curé
Les unit tous deux
Et, la noce étant faite,
Les nouveaux époux
Furent se coucher...
Le reste se devine.

Amis, si vous êtes contents
De cette chansonnette,
Si vous vous êtes attendris
Sur cet amoureux couple,
Prouvez-le gaîment
Et qu'ici, ce soir,
Retroussant tous vos manches,
De suite et d'accord,
Elevant vos bras...
Le reste se devine.

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Message par andré » ven. 10 avr. 09, 9:45

VOLTAIRE

L’ABBE DESFONTAINES ET LE RAMONEUR

Un ramoneur à face basanée,
Le fer en main, les yeux ceints d'un bandeau,
S'allait glissant dans une cheminée,
Quand de Sodome un antique bédeau,
Qui pour l'Amour prenait ce jouvenceau,
Vint endosser son échine inclinée.
L'Amour cria ; le quartier accourut.
On verbalise, et Des Fontaines en rut,
Est encagé dans le clos de Bicêtre.
On vous le lie, on le fait dépouiller.
Un bras nerveux se complaît d'étriller
Le lourd fessier du sodomite prêtre,
Filles riaient, et le cuistre écorché
Criait : " Monsieur, pour Dieu soyez touché ;
Lisez de grâce et mes vers et ma prose. "
Le fesseur lut, et soudain plus fâché,
Du renégat il redoubla la dose ;
Vingt coups de fouet pour son vilain péché,
Et trente en sus pour l'ennui qu'il nous cause.


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